‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 171 sur 409 · Sciiluinber<^er, Sigillographie · texte numérisé non relu

Sciiluinber<^er, Sigillographie

3. Audollent : les veredarii fMêhing. d'ArrJi. et d'hist. de l'Ecole franc, de Rome, i.v, 1889).

ET l'empiiu: b\zamin 1G7

mandatores chargés de porter dans les provinces les ordres impériaux.

Ainsi donc, nous sommes dans ce bureau, au centre même de Tadministration intérieure de l'Empire. C'est là que viennent affluer toutes les affaires, c'est de là que partent tous les ordres qui régissent des millions d'hommes. Si la politique extérieure et intérieure de Byzance ne s'y traite ni ne s'y décide pas, du moins elle s'y élabore et s'y exécute, et l'on comprend aisément que son chef suprême tende assez facilement à devenir seul premier ministre, et, au nom d'un souverain en titre, à administrer tout l'Empire.

Le ministère dont le chef était le chartukdre du vestiaire [6 yapTO'jAâpLoç toO Jiis(rTt.apio'j) n'a pas pour nous des attributions aussi claires et précises que le précédent. Ce devait être, très probablement, quelque chose d'assez semblable à ce qu'était dans l'ancienne monarchie, le'chef de la maison du roi, au moins en certaines de ses attributions. Le vestiaire (to ji£a":',àp!.ov) était tout d'abord, en un premier sens, l'endroit où l'on serrait les multiples objets nécessaires aux cérémonies du Palais : voiles et tentures, mobilier, habits royaux, vêtements des grands dignitaires ^ œuvres d'art, etc. Il se trouvait non loin delà chambre à coucher de l'Empereur et avait pour sa garde et son entretien un nombreux personnel de vestitores avec un primicier et, à leur tête, le protovestiarios- ; mais le vestiaire était aussi, par extension, le bureau qui s'occupait de ce service, autrement dit, de l'administration intérieure du Palais. Le chartulaire en avait la direction. Peut-être ne portait-il ce titre qui peut paraître inférieur que parce qu'il dépendait en tout ou en partie du fonctionnaire eunuque dont nous avons parlé, (( le protovestiarios ». En tous cas, c'était, lui aussi, un personnage important. Son nom figure sur les listes au quarante-sixième rang parmi les soixante grands fonctionnaires de l'Empire et, comme eux, il pouvait aspirer aux premières dignités de proconsul et de patrice.

Le bureau du chartulaire se composait, indépendamment des notaires impériaux, d'un ken ta relie (xivTapyo;), officier peut-être militaire, chargé d'assurer quelque service d'ordre

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