‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 172 sur 409 · I. Cerem., \ii · texte numérisé non relu

I. Cerem., \ii

■i. Cerem., 808.

iG8

au Palais; d'un legalaiios (AsyaTàpio^;), d'un trésorier (àpytov Tf.z yasay/lç), d'un exartiste (scaoTio-Tr^ç) dont la fonction nous est inconnue, mais qui peut-être présidait aux achats et commandes concernant d'une manière spéciale, l'habillement et le mobilier de la cour: d'un chartulaire ou archiviste, de plusieurs curateurs chargés de l'entretien et du soin du vestiaire ; de chosba'ites (yoTêaYÎTa'.) sur lesquels nous n'avons aucun renseignement^ ; de protomandatores, comme tous leurs semblables, destinés à transmettre, soit les ordres de l'Empereur, soit ceux du chartulaire du vestiaire et enfin du domestique de la scène (o gouég-tixoc tt,; Oj;j.iA7,ç) dont la mention est placée dans la notice de Philotliée — par eneur je crois — parmi les fonctionnaires du chartulaire du sakellion, mais dont les attributions revenaient au ministère qui actuellement nous occupe 2.

On le voit : nous ne savons presque rien de ce bureau d'ordre administratif; mais le peu que nous en devinons laisse bien voir, ce me semble, qu'il avait été institué pour le Palais, le service de l'Empereur et de la Cour.

Enfin, comme bureau s'occupant des affaires intérieures, nous avons la chancellerie proprement dite. Sans doute, chaque ministère avait eji son sein des chanceliers chargés de rédiger les actes concernant radminisiralion dont ils relevaient ; mais ces actes étaient purement d'ordre privé, en ce sens que les chanceliers des a sécréta » prenaient simplement copie et enregistraient les pièces qui passaient entre leurs mains, pour être placées dans leurs archives respectives. A la chancellerie impériale, au contraire, revenait le soin de dresser les actes publics, ceux que l'Empereur signait et auxquels était apposé un sceau. C'étaient les lettres envoyées aux cours étrangères, les chartes délivrées aux couvents, aux églises,

I. Dans un passage du Livre des Cérémonies (p. \8g) antérieur au IV' siècle, nous les voyons signalés connue devanl garder la salle dans laquelle le trône a été élevé.

3. Le domestique de la scène fait partie, en etîet, dans l'édition de Reiske, du ministère dn chartulaire du Sakkellion. Or il est évident qu'un tel fonctionnaire n'a rien à faire dans ce bureau et que sa place naturelle se trouve parmi les fonctionnaires du cliartulaire du vestiaire. Cette attribution paraîtra d'autant pins Maisemblable qne dans la notice de Philotliée la mention du bureau du chartulaire du Sakkellion précède inunédiatement celle du bureau du chartulaire. Il est probable qu'il y a eu erreur de copiste on de lecture et simple ij-iterversion de ligne.

Il I. l.MPlKi; in/VMIN l()()

aux jHMsoiiiu's t"a\()risiV's do quokfue <^ràce, los diplômes ou codicilles conférés aux dignitaires el toneliomiaii'es. lors de leur promotion.

Comme tout ministère, la chancellerie était présidée par un grand seigneur — ainsi Pholius avant son pontificat, ainsi, probablement, Marin sous Basile' — leprotoasecretis (TzptoToa'r/;xpYiTw). l'égal des autres soixante premiers fonctionnaires de l'Empire. Avec le logothète du drôme et le maître des requêtes, le protoasecretis devait suivre habituellement le souverain partout où il allait- afin de recevoir ses oidres et de les faire exéculei'. Il avait sous sa direction des scribes (àc-r.xpf.Ta'.)-^. des notaires et un doyen (osxavô^), chargés du travail et qui composaient tout son personnel. Il est possible que ce soit à ce bureau — qui parait avoir eu son centre aux environs du cirque^ — quêtait employé Psellos car. évidemment, là plus qu'ailleurs, on avait besoin de gens sachant écrire vite et bien.

L'organisation intérieure de la chancellerie impériale ne nous est pas connue. Il est probable qu'au ix*' comme au vf et au vif siècles elle se divisait en divers u scrinia » (o-xpivia) suivant les nations qui se trouvaient en relations avec l'Empire. On avait le u o-xp'.vlov twv jbapêàptov », comme on devait avoir le scrinion de Rome ou de Bulgarie. Le décanos était vraisemblablement le fonctionnaire chargé de diriger ces scrinia. Byzance, en effet, héritière des traditions romaines, avait une chancellerie parfaitement organisée, munie de formulaires bien définis et de règles qui ne variaient point. Suivant le personnage auquel les lettres étaient destinées, le scribe employait telle formule ou telle autre et l'acte était scellé de telle manière plutôt que de telle autre. Pour le Pape, par exemple, la chancellerie devait apposer une bulle d'or («jLovoo-oXoia) c'est-à-dire, probablement, d'une valeur égale à un nomisme et employer une formule déterminée. Il en allait de même pour chacun des augustes correspondante en relations avec Byzance. Ces for-

Page 1