‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 173 sur 409 · Mansi, \VI · texte numérisé non relu

Mansi, \VI

:i. Cerem., loiG, 10-20.

3. Les asocretis olaioiit chargés de lire dans les cérémonies publiques les actes émanant de la cliancellerie. Vu Concile de SOg Théodore asecretis lit répnnaiznoslicoM. Léon Castor lut au peuple le message (le Micliel fil (pii conférait à Basile le titre d'Empereur.

'1. Tiieoph. Conl., T {/. Midi., ch. \i\, p. 184.

mules dont on trouvera la mention détaillée en appendice à ce travail ont pour nous plus qu'un intérêt de « diplomatique ». Elles nous montrent quel rayonnement avait alors la civilisation byzantine. Partout où son commerce pouvait s'étendre, partout où son influence pouvait s'exercer. Byzance entretenait avec les souverains de ces contrées parfois lointaines, des relations officielles qui, des bords de l'Atlantique à ceux de l'Océan Indien, en passant par l'Italie, les plaines de Germanie, les steppes de Russie et les montagnes d'Arménie, racontaient à ces peuples souvent encore assez barbares, les grandeurs et les gloires de la nouvelle Rome.

A l'administration de la Chancellerie peut se rapporter une autre fonction, distincte de celle du chancelier, mais de même nature. C'est celle du chartalaire ou préfet du caniclée (6 •^apTO'jAap'.oç TOJ xav',xA£'lo'j ; o £7:1 tou xav^xAsiou). Cet officier était préposé à l'encrier impérial, autrement dit, à la signature. Il faisait partie de la haute hiérarchie byzantine, des soixante grands fonctionnaires de l'Empire et pouvait obtenir les premiers titres de noblesse antique. Sa fonction paraît avoir été surtout honoraire car, tandis que nous le voyons dans les cérémonies parader en compagnie du logothète du drôme et de quelques autres, Philothée, au Clétorologe, nous déclare qu'il n'a pas de ministère sous ses ordres parce qu'il peut accomplir seul le travail qu'il a à faire. Son plus important office était probablement d'écrire. et de faire signer les fameux codicilles qui nommaient les hauts dignitaires de l'Empire. C'est pourquoi un patrice, par exemple, lui payait, au jour de son élévation, les (( coutumes ». C'est, sans doute, la raison pour laquelle certains personnages, comme Théoctistos, sous Théodora, put être tout à la fois préfet du caniclée et logothète ' . A ces ministères préposés au gouvernement intérieur et civil de l'Empire, il faut ajouter, en terminant, la mention d'un bureau spécial de très grande importance : celui de l'assistance publique de la ville. Cette branche de l'administration était aux mains de Vorphanotrophe (6 op'^oLyo'zp6z>o:;) . Ce personnage, bien qu'au nombre des soixante premiers fonctionnaires de l'Empire, était, vraisemblablement, le plus souvent, un ecclésiastique. Les deux orphanotrophes que nous connaissons pour l'époque qui nous occupe,

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