‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 185 sur 409 · De Them., p · texte numérisé non relu

De Them., p

:i. Thooph. Corit., Vit. Mich., \\v, 196.

'». Thooph. Gonl., VU. Mich., xxv, p. 196.

5. S( lihiniborgor, Sigillog., •i8'\. Mt. Basil., \u, p. -288.

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Toile paraît être la géograpliie historique de l'Orient byzantin à répoque dn fondateur de la maison macédonienne, Reste à étudier maintenant les thèmes d'Occident qui relevaient de Byzanee.

Gomme nous l'avons dit, la répartition des thèmes, pour géographique qu'elle paraisse, ne l'était pas en réalité. Indépendamment des thèmes que nous venpns d'étudier et qui rentraient tous dans la classe dite orientale, l'Asie Mineure comptait quelques provinces placées au nombre des thèmes d'Occident. Cette répartiliou surprendra peut-être moi us si l'on remarque qu'en fait, étaient provinces d'Occident tous les thèmes maritimes qui dessiuaient les contours de la mer Egée ou se trouvaient disséminés sur la mer Ionienne. Sauf en effet la clisure de Séleucie et le thème de Macédoine, sur un point, tous les thèmes que nous allons parcourir touchent à l'une des deux mers et sont dits occidentaux'. Thèmes secondaires aussi, si l'on veut, car que pouvaient bien être ces thèmes d'Occident, provinces souvent très petites, éloignées de Byzanee, sans grande défense contre leurs terribles voisins, aux populations très mêlées où Grecs. Slaves. Bulgares, chrétiens et païens vîa aient ensemble comme des frères ennemis? Sans doute, elles s'appe laient u thèmes » et avaient à leur tête un stratège : mais les troupes qui les protégeaient devaient être bien peu nombreuses puisque c'est à peine si l'administration impériale les connaissait 2. Presque jamais elles n'étaient appelées à défendre l'Empire de concert avec les vraies armées, celles d'Orient, et tout ce qu'on leur demandait le j)lus souvent, c'était de fournir des lances, des épées, etc., aux troupes régulièrement préparées pour la guerre. En réalité, îlots isolés au milieu d'empires barbares puissants, ces thèmes ([ue la nécessité érigeait en commandements militaires n'avaient d'autre mission que de défendre de leur mieux les villes situées sur leur territoire et par là

1. Si collo ronîanjuo a tjMolquo valour, on ])onl fairo observer qiio io llièiiie de Maeédoine pomait être considéré comme oriental, car il toncbail en sa [)lns fjrande étendue à la Propontide. Quant à la clisure de Séleucie, loisqu'elle fut érigée en thème, la division du rx"" siècle n'existait plus. Constantin VIT connaît un autre groupement plus véritablement géographique.

•i. Je fais exception, évidemment, pour les thèmes proches de Conslantinople, importants ceux-là, parce que c'étaient les lieux de résidence de la llolle iiupéiiale.

ET t/ EMPIRE BYZANTIN iS')

la civilisation byzantine. Livrés à eux-mêmes, leurs stratèges se débarrassaient, pratiquement, de la |tutelle administrative de l'Empire, vivaient à leur guise et n'avaient plus avec Byzance que des rapports lointains et une soumission purement nominale. Aussi, ces thèmes — sauf ceux, évidemment, qui se trouvaient dans la sphère immédiate d'influence de Byzance — ne sont-ils guère connus que de nom. Si déjà pour nous, le régime des thèmes d'Orient est plein d'incertitude, à plus forte raison en va t-il de même des thèmes d'Occident que Constantin YII lui-même paraît totalement ignorer. Pour ceux-là donc nous ne pouvons guère donner en général qu'une nomenclature.

XI Y. — Le thème des Kihyrrhéotes s'étendait de la clisure de Séleucie à l'est, jusqu'à la frontière du thème de Samos à l'ouest. Par le nord, il touchait au thème des Thracésiens et des Anatoliques. Son nom lui venait, disait-on, de la ville de kibyrrha dont la réputation était assez mauvaise. Son stratège avait le troisième rang parmi les stratèges d'Occident. Il gouvernait les villes d'Halicarnasse, Myra. Perge, Milet, etc., ainsi que les îles de Rhodes, Cos, Leros et autres îlots de moindre importance. Sauf une colonie de Mardaïtes ayant un catepan à sa tête, la population, composée des habitants de l'ancienne Lydie, Pamphylie. Carie, n'était guère aimée des Empereurs. On la trouvait trop remuante et trop insoumise aux ordres impériaux. Les ports les plus connus de cette province étaient Laryma et celui qu'on appelait le (( Paleos », l'ancien. C'était, avec les thèmes de Samos, de la mer Egée et d'Hellade, le grand thème maritime byzantin. Lors de l'expédition de Crète sous Léon Yl son armée s'élevait à 6.760 hommes, les chefs compris ' .

XY. — Au nord du thème des Kihyrrhéotes venait le thème de Samos. Il longeait la mer jusqu'au détroit où il rencontrait le thème Optimale. A l'est, il était borné par le thème des Thracésiens. Ce thème était d'assez médiocre dimension, \ussi son stratège n'arri^ait-il ({ue le neuvième en liste. L'île de Samos formait le centre du tlième avec les petites îles d'Icari(\ de Patmos. etc. Sur la cote, il semble qu'il comptait quelques grandes villes commerçantes comme Ephèse, Smyrne. Tralles, Per-

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game, Adramylte. etc., appartenaient à cette circonscription. Le thème était probablement divisé en deux turmes : Eplièse et Adramytte. Smyrne était sans doute la métropole de la province. Il est plus que probable que ce thème avait une grande importance commerciale, Là, arrivaient les marchands d'Occident ; là, les produits divers qui nourrissaient une partie de l'Empire, car les marchés d'Ephèse étaient parmi les plus importants de l'Orient ; là aussi venaient en pèlerinage tous les dévots byzantins. La grotte des Sept dormants', à Ephèse, attirait beaucoup de monde ; le temple dédié à Saint Michel archange à Colosse, de même ; enfin le souvenir de saint Jean planait en tous ces lieux et d'autres que le fils de l'Impératrice Irène venaient y accomplir leurs aœux et faire leurs dévotions. Tout cela, évidemment, devait amener un commerce actif, la richesse et, partant, l'importance du thème.

XYI. — Le centre de la mer Egée avec ses îles formait un thème spécial : le thème de la mer Egée ou des u Douze îles » dont la métropole paraît avoir été Chio -. Les îles incluses dans cette stratégie étaient les Cyclades, puis Mytilène, Chio, Lemnos ; mais sur terre, le thème avait des possessions nombreuses importantes. Toute la côte depuis le cap Lekton jusqu'à la Propontide, les îles de Proconnèse, la presqu'île de Gallipoli jusqu'à l'Ilexamilion, appartenaient à ce thème qui commandait ainsi les embouchures de ITIellespont. Bien que ce thème ne vienne qu'en assez bas rang dans la liste des Cérémonies la plus ancienne, puisqu'il est le dixième sur douze, il dut avoir, vraisemblablement, une grande importance. La flotte y séjournait en temps ordinaire ; c'est à l'intérieur de ses frontières que se trouvaient les douanes impériales de l'Hellespont et c'est ce thème qui, tout naturellement, défendait Constantinople protégée, à l'entrée de la Méditerranée, par une chaîne qui en fermait l'accès aux vaisseaux musulmans*^. Les villes les plus importantes étaient assurément Cyzique, Abydos, Gallipoli.

WII. — Vu fond de la mer Egée, ayant à l'est le thème de Macédoine, à l'ouest et au sud, celui de Thessalonique, se trouvait le petit Ihème du Strymon, le sixième sur la plus ancienne

I. Ibn Hordadbolî, (îolzor, 83. Le géograplio nrnbo. copondanl, place Ephèse dans le llième des Thracésiens, •i. SebUiiiiber^ror, Sigillo(j., 198.

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