Ibn Hordadbeli, p. 7O
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lislo du Livre des Cérémonies. On a beaucoup discuté au sujet des limites de ce tlième sans avoir pu, jusqu'ici, se mettre pleinement d'accord i. Ce qui paraît certain, c'est qu'il était de fort restreintes dimensions, ne toucliait peut-être pas même à la mer, entouré qu'il était par le thème de Tliessalonique. Sa population se composait de Scythes et de Slaves, turbulents, toujours en guerres ou prêts à se jeter sur Tliessalonique. Ce gouvernement militaire semble surtout avoir été créé pour tenir en bride les habitants de ces montagneuses contrées et protéger la grande ville occidentale contre les attaques qui, sans cesse, la menaçaient. Aussi n'est-il pas étonnant que plus plus d'une fois les deux thèmes aient été réunis sous une seule administration -.
WIII. — I.e thème de Thessaloniqae qui comprenait la grande ville de ce nom et une partie de l'ancienne Macédoine, touchait par l'est elle nord au thème du Strymon, parle sud àceluid'Iiellade. Ses côtes étaient baignées au sud parla mer, tandis qu'au nord et à l'ouest il était borné par le royaume bulgare. C'était dans ce gouvernement que se trouvait la Chalcidique et qu'au x*^ siècle saint Athanase jeta les bases du premier monastère connu de l'Athos. Son stratège, malgré l'importance de la ville qu'il commandait, n'avait que le septième rang, preuve manifeste que ce n'était pas d'après la richesse, l'étendue, le commerce, les voisins même du tjiènie que s'établissait son importance, mais d'après les troupes qui l'habitaient, d'après leur nombre et les services qu'elles pouvaient rendre : organisation toute militaire, destinée surtout à protéger les possessions impériales et la civilisation byzantine, mais qui ne tenait probablement qu'un compte relatif de la civilisation même du pays.
\ï\. — La Crèce proprement dite était divisée en deux thèmes. Du côté de la mer Egée, le thème de Hellade ; du côté de la mer lonieiiue, le thème de Mcopolis. Le premier, dont l'existence est déjà mentionnée sous le règne de Justin ien 11 par la présence du stratège Léontios •^ était borné au nord par le royaume bulgare : il ne touchait que par une étroite bande