‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 188 sur 409 · Migno, Cil, p. 9a · texte numérisé non relu

Migno, Cil, p. 9a

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pavs slave. cMilouré de Serbes et de Bulgares, ne pouvail guère eompter pour l'Empire. Avec Constantinople. nul autre moyen de communications que par mer : avec les thèmes grecs, pas de secours possibles contre des envahisseurs trop nombreux, autour, el même à Tintérieur des possessions byzantines. Aussi, sauf Dyrrachion. bien défendue par ses murailles, ce thème ne laida-t-il pas à tomber aux mains de l'étranger. Son stratège venait en huitième rang.

WIIT. — Enfin, plus au nord, sur cette même mer Adrialique se trouvait le thème bien abandonné de Dalniatie. Les invasions slaves le conquirent d'assez bonne heure, refoulant la population grecque dans les îles de la côte. A l'avènement de Basile, il n'y avait même plus là, pour elle, de sécurité, Il fallut abandonner les îles et chercher refuge sur le continent alors habité par les Croates. C'est sur le refus de ceux-ci que la po])ulation grecque s'adressa à Basile peu après son avènement. ( n accord eut lieu entre le Basileus et ses lointains sujets. L'impôt payé par les -Dalmates au stratège le fut dès lors aux Slaves ; la population grecque eut le droit de s'administrer elle-même en élisant son stratège et ses archontes. En échange de ces concessions, et comme signe de soumission à l'Empire, les Dalmates payèrent au stratège un léger impôt'. En 998 ce thème, que déjà Constantin YII ne mentionne plus dans le Livre « des Thèmes » tomba, définitivement, au pouvoir des \ énitiens. Raguse, Tetrangurium (ïrau), Diadora (Zara). Opsara (Absari). Aspalato, Arbi, Yécla (Veglia) étaient les principaux centix^s de cette province perdue.

\\l\ . — De l'autre côté de la mer Ionienne se trouvait le thème de Sicile avec ses annexes, le duché de Calabre, la terre d'Otrantc, les villes restées byzantines éparses sur le territoire de l'ancienne (irande-rirèce. comme Naples. Caëte, Amalfi. Le stratège de cette province, le cinquième des stratèges d'Occident, résidait à Syracuse, et de là gouvernait, par les fonctionnaires de son choix, les populations grecques : mais déjà la Sicile entière n'appartenait plus à l'Empire. Depuis 83 1 les Arabes avaient un fort établissement à Païenne. En 861 ils occupèrent près de trente villes et la majeure partie de l'île, à l'exception de Taormine. Syracuse et quelques autres villes,

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