‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 198 sur 409 · Siyillufj., 181, ly'i · texte numérisé non relu

Siyillufj., 181, ly'i

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un commerciairc de Thessalonique qui est protospathaire, un dioecète de Sicile qui est patrice, etc. Tous ces fonctionnaires relevaient des grands officiers de la couronne en résidence à Byzance : du logothète du Trésor public ou du chartulaire du sakellion ; mais un lien de subordination les unissait-il aussi au protonotaire ? c'est ce que nous ne pouvons dire. Il est probable que non, pour cette double raison, qu'ils possédaient tous des titres analogues et paraissent dans les cérémonies marcher sur un pied d'égalité ; surtout qu'ils relevaient du stratège, et, puisqu'on avait à dessein abaissé les protonotaires en faveur des chefs militaires du thème, ce n'était pas pour donner au représentant civil du pouvoir une sorte de (( 7:poéA£jT!,; )) qui l'eût grandi et rendu plus fort en face de son supérieur. Seulement — et cela est à noter — entre les divers protonotaires du thème, il y avait une hiéraVchie et cette hiérarchie était précisément celle des thèmes. Un protonotaire des Anatoliques ou des Arméniaques avait le pas sur un protonotaire de Paphlagonie ou de Charsian et il est probable qu'il en allait de même des autres fonctionnaires répandus dans les thèmes. Tous, en effet, ne résidaient pas dans la métropole. Chaque ville, comme le prouvent les sceaux, avait ses dioecètes, ses épiskeptites, etc.

L'administration judiciaire se trouvait représentée dans le thème par le tribunal de la métropole à la tête duquel se trouvaient les juges du thème (GsuaT'.xol xo^Ta'l) avec, probablement, un juge supérieur, rcmthypatos ^ du thème. Ces juges avaient, en général, un rang nobiliaire plus élevé que les protonotaires. Ils étaient souvent protospathaires. V leurs côtés travaillait un certain nombre de magistrats que les Basiliques appellent « higoumènés » et qui avaient une charge plus ou moins importante. 11 y avait des higoumènés « [j.3uojç » et d'autres « sAaTTOj^- ». Leur mission consistait à veiller à l'exécution des lois, à juger des procès, à faire respecter la justice; ils avaient droit de s'immiscer dans la vie privée des individus quand les circonstances l'exigeaient. Ainsi c'était à l'archonte, c'est-à-dire probablement au juge de donner son avis dans les questions de maiiages lors([ue les parents des jeunes gens

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étaient fous ' . De leurs décisions on pouvait en appeler au jugement de l'Empereur, du Patriarche, de l'éparche ou du questeur, suivant le cas 2. Comme le stratège, le juge de province portait une ceinture (^wv/,), symbole de son autorité. V cette catégorie de fonctionnaires se rattachait le u préposé aux pétillons »> (o kizi twv osr^crscov) qui paraît avoir existé dans chaque thème. Parfois le même fonctionnaire était préposé aux pétitions et juge du thème ^.

Enfin, il y avait dans les thèmes des éparches. Nous ne les connaissons que par la mention qu'en donne le Livre des Cérémonies^; il est probable qu'ils avaient des attributions assez analogues à l'éparche de Constantinople, mais avec une autorité bien moindre puisqu'elle se trouvait "directement limitée par celle du stratège. Il est possible quils n'aient eu entre les mains qu'une autorité policière. Nous connaissons par Plîolius le nom d'un éparche de Chypre, Staurakios •''.

A côté de tous ces fonctionnaires qui venaient de Byzance ou étaient nommés par le gouvernement Central, il faut probablement ajouter le conseil municipal qui, sans doute, fonctionnait dans chaque commune ('/wpa) jusqu'à la novelle de Léon les supprimant. 11 est très vraisemblable que c'est à ce sénat municipal que l'Epanagoge fait allusion (juand elle ordonne à l'évêque et aux (( p rote voûtes )> de dénoncer les archontes prévaricateurs.

Enfin il y avait probablement dans chaque ville une sorte de garde municipale, une «Taç^ » destinée à faire la police du lieu. Cette taxis avait sa caisse et son organisation propre, mais paraît avoir été assez mal famée, car on y inscrivait d'office le clerc qui se mariait après son ordination ou le moine qui pour la seconde fois s'échappait de son monastère *\

Ainsi donc cliaquc province reflétait assez bien limage de la grande ville, capitale de l'Empire, quant à l'organisation civile qui s'y trouvait établie. Il fallait un gouvernement miUtaire foi't et respecté : la province l'avait par son thème et son

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