‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 206 sur 409 · Héfcic-Dclarc, V, 45o el scq · texte numérisé non relu

Héfcic-Dclarc, V, 45o el scq

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à mal pour ceux qui Tavaient laucée ^ lui grandissait dans l'ombre et, un jour, on apprit que de favori il était passé maître. Il est impossible qu'ambitieux comme il Tétait, en situation de jouer d'un instant à l'autre le rôle qu'il ne tarda pas en effet à remplir, il ait pu ignorer le litige et ne pas prendre parti. Cependant, c'est assez tard que son nom apparaît tout à coup dans la mêlée. Le i3 novembre 866. après cinq années de longue agitation durant lesquelles, de part et d'autre, synodes, lettres, ambassades, dépositions et anatlièmes se multiplièrent sans pour autant faire avancer les choses, Nicolas I" voulut adresser un suprême appel à l'Eglise comme à l'Etat byzantins. Il expédia par l'intermédiaire de nouveaux légats, toute une série de missives destinées à divers grands person nages de l'Empire : à Michel, à Photius, à Bardas 2, à Ignace, à Théodora, à Eudocie, aux archevêques, au sénat. A Basile il ne songea pas ! Quelques semaines plus tard, cependant, en mai 866, Basile montait sur le trône de Byzance comme associé de Michel.

Subitement sa position changeait. Il ne pouvait plus se faire que sa personne restât encore étrangère au débat religieux, si toutefois elle y était jusque-là demeurée. En tous cas, Photius rencontrait sur sa route une nouvelle puissance avec laquelle il allait avoir à compter. Gomme le disait Nicolas P' dans sa lettre à Bardas, l'état aigu où en étaient arrivées les choses était l'œuvre personnelle du César. Pour se venger d'un affront très justifié, il avait jeté l'Eglise et l'Etat dans les pires aventures et soutenu de tout le prestige de son autorité le nouveau Patriarche. Lui mort. qu"allait-il advenir? Basile, que la question d'ordre privé n'intéressait nullement, continuerait-il cependant à défendre la créature de celui qu'il venait d'assassiner.^ Evidemment non — à moins que cette créature ne lui fût nécessaire à son tour. La situation devait donc, par la force des choses, se trouver modifiée, à partir de l'avènement de Basile. Photius le comprit vite. Il était trop intelligent pour s'imaginer, quoiqu'il l'ait écrit plus tard, qu'il allait acquérir sur Basile une influence quelconque par le fait seul qu'il l'avait sacré et avait participé avec lui aux saints mystères -^ Non, jusqu'à la mort de Michel,

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