‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 232 sur 409 · Mansi, xvii, i · texte numérisé non relu

Mansi, xvii, i

(>. Mt. Ignat., 5-9..

2aO BASILE I

son côté, par ses lettres et ses ambassades, appuya la demande du Patriarche ^ et nous voyons par deux lettres de Jean YIII au primicier Grégoire datées des 3 avril et 6 mai 879 -, avec quelle bienveillance, il attend les Byzantins qui arrivaient à Rome par Bénévent et Capoue. Dix-huit mois s'étaient ainsi écoulés depuis la mort de saint Ignace. L'ambassade byzantine n'eut pas de peine à promptement régler, de la façon la plus avantageuse pour Photius, les affaires pour lesquelles elle avait été envoyée. Dès la fin du mois d'août, elle repartait pour Byzance. Un diacre, le prêtre Pierre, l'accompagnait, porteur de cinq lettres et d'un u Commonitorium » du Pape, lettres adressées à l'Empereur, aux évêques de la Province de Constantinople et à ceux des Patriarches d'Orient, Jérusalem, Antioche, Alexandrie, à Photius, aux chefs de l'opposition contre le patriarche et aux légats ^, comme des conditions du Pape à la réintégration du Patriarche ^. Que dit, en effet, Jean VllI dans sa lettre à Basile u Inter claras »? i" Après avoir affirmé la suprême autorité

1. Il est difficile de savoir quel cas il faut faire des histoires que racontent Nicetas et Stylianos au sujet des sourdes et louches menées de Photius à Rome pour remonter sur le trône patriarcal (Nicet., 672 ; Stylianos, Mansi, XVI, 43 1). Je crois qu'il ne faut pas y donner une trop grande attention. Indépendamment du fait que l'un et l'autre écrivent après les événements et après la nouvelle déposition de Photius, il semble que le Patriarche avait, à cette date, suffisamment d'atouts dans son jeu pour gagner sa cause sans qu'il ait eu besoin de recourir à des faux et aux mesquineries que lui prêtent ses deux adversaires.

Page 1