‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 238 sur 409 · Migne, Cil · texte numérisé non relu

Migne, Cil

9. N'est-ce pas Basile lui-même qui écrivit ces mots significatifs : « quia in sede apostolica immaculata est semper catliolica reservata religio, et sancta celebrata doctrina » (Mansi, xvi, p. 27).

transition où lentement s'élabore sur le vieux fonds reçu une doctrine nouvelle.

Mais l'autorité du Pape se manifeste de façon plus claire encore à cette époque à propos de la réunion des conciles et de leur confirmation. Dès le début des luttes religieuses qui nous occupent, l'Empeur et Photius demandent à Rome des légats pour ouvrir le concile. Bien visiblement, on constate qu'à Byzance comme ailleurs, chacun a le sentiment qu'aucune assemblée conciliaire ne peut être générale sans l'approbation du Pape ^ On se passe à la rigueur des représentants de Jérusalem et d'Alexandrie : du Souverain Pontife, jamais. De plus, les légats du Pape (apocrisiaires, topoterètes) sont reçus avec un honneur spécial : ils dirigent les délibérations du concile et signent les premiers. Qu'il s'agisse de Rodoald et de Zacharie, d'Etienne, de Donat et de Marin, même du cardinal Pierre, au synode schismatique de 879, toujours nous trouvons les ambassadeurs romains à la présidence du concile -, passant, quel que soit leur rang hiérarchique, avant les évêques, l'Empereur, le l^atriarche ^. Enfin Rome se réserve invariablement la confirmation des faits et des canons décrétés en séances. \on seulement les légats de 869 font accepter aux évêques la clause qui accompagne leur signature, par laquelle ils en réfèrent au Pape ; non seulement nous savons avec quelles restrictions, plusieurs fois exprimées, Jean YIII confirma le concile de 879, mais nous voyons qu'en 861, Photius mit tout en œuvre pour obtenir des légats confirmation de la déchéance d'Ignace, preuve manifeste, ce semble, du pouv^oir reconnu au Pape par l'Eglise byzantine*.

Cette reconnaissanee de la suprématie pontificale n'inclut pas, toutefois, la reconnaissance de tous les droits du l^ape. En fait, il faut bien remarquer que l'époque oii Photius parle avec respect et soumission de Rome, correspond à un moment de son histoire où il espère voir son élection confirmée. Pour complaire au Pape dont il a besoin, il a accepté quelques-uns de

1. Quand, du rosto, par hasard, Constantinople oublie ce priiieipe, Rome se charge de le lui rappeler (Lettre de Nicolas à Michel VIIÎ. Mansi, xv p. 162).

2. C'est mèine une condition qu'impose Hadrien II (Mansi, wi. p. 22).

3. En 8G9, Marin, simple diacre de l'Eglise romaine, signe avant Ignace et les empereurs. De même les légats en 879 (Mansi, xviii, 50-).

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