‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 239 sur 409 · Mansi, xvi, !i · texte numérisé non relu

Mansi, xvi, !i

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ses décrets et c'est pour atteindre ses fins qu'il lui écrit sa seconde lettre, œuvre très habile, destinée à faire ratifier les décisions prises à Byzance. Plus tard, il ne parleia plus de même et bien évidemment en 879, il souscrit à toutes les violences de langage de son ami Zacharie de Chalcédoine. Mais l'opinion de Photius et de ceux qui le suivent, pourrait paraître insuffisante à qui veut se rendre compte des relations qui unissent l'Orient et l'Occident à cette époque. Bien autrement lumineuse est, à cet égard, la question de Bulgarie. Ici, les rôles se trouvent intervertis et c'est un ami de la papauté, son obligé, Ignace, qui non seulement va parler, mais agir. Le patriarche Ignace, en effet, reconnaît la suprématie pontificale: t( Eorum vulnerum atque livorum qui in membris hominis consistunt multos medicos protulit ars... eorum membris sunt Christi et Dei salvatoris, omnium nostrum capitis, et sponsse catholica'et apostolica^ ecclesite unum et singularem praecelleiitem atque cathollcissimum medicum ipse princeps suminus et fortissimus sermo, et ordinator et ciirator et sotus ex toto magister Deus omnium produxit, vldelicet iuam fraternam sanctitatem et pateniam almitatem ^ . »

Lui-même, du reste, fait, sans doute, mémoire à l'olfice, de certains pontifes romains, comme S* Martin u archevêque, de la sainte, catholique et apostolique Eglise de Rome - » pour manifester l'union qui existe entre les deux Eglises ; mais il ne faut rien lui demander de plus. Tandis que Photius s'abstient de toute juridiction sur territoire romain ou revendiqué comme tel, en Bulgarie, tandis qu'il écrit à Nicolas l'^' : « Dans l'intérêt de la paix je voudrais rendre aux autres ce qui leur appartient de droit... quel plaisir n'aurais-je pas à rendre, si personne ne s'y opposait, ce qui appartient légitimement à un autre, principalement à un Père comme vous^. » Ignace lui, dès sa réintégration, envoie contre l'ordre de Rome, des évêques en Bulgarie et les maintient jusqu'à sa mort. Rien ne l'arrête ; ni les observations du Pape, ni ses ordres, ni ses menaces d'excommunication. On dirait qu'après avoir rendu un platonique témoignage de déférence au Pape tant qu'il a besoin de lui, dès qu'il est redevenu maître de son Eglise, il ne se soucie

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