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mot, l'Eglise romaine est cause de tous les maux qui ont fondu sur notre Eglise ^. »
Ainsi donc, entre 85- et 886, la primauté d'honneur est encore reconnue au Souverain Pontife par l'Eglise byzantine; mais déjà sa primauté de juridiction tend à disparaître. Les affaires de Photius précipitent le mouvement. Bien rares sont ceux qui vraiment agissent et pensent en catholiques. Sur les ruines du pouvoir pontifical l'Empereur édifie sa propre autorité religieuse, aidé qu'il est par nombre d'évêques, le Patriarche en tête. Tandis que les gens d'Eglise disputent autour de questions secondaires, Basile revendique une autorité plus haute et qui ne lui appartient pas : celle de délimiter les diocèses. Et tout le concile de 879 lui accorde ce droit. Vraiment, l'heure n'est pas éloignée où le Basileus tout-puissant sera maître absolu de l'Eglise comme il l'est de l'Etat, et où le « césaropapisme » régnera sans contre-poids. Aussi est-ce parce qu'ils voient nettement le danger qui menace TEglise orientale que les Souverains Pontifes d'alors, comme iNicolas P' et Etienne V, s'élèvent avec vigueur contre l'union des deux pouvoirs : « Il y a eu dans l'antiquité des rois qui étaient aussi prêtres, dit Nicolas - ; plus tard les empereurs païens ont été aussi en même temps u pontifices maximi ». Mais le christianisme a séparé les deux pouvoirs. Les empereurs ont besoin des pontifes pour la vie éternelle et les pontifes n'ont besoin des empereurs que u pro cursu temporalium rerum », et Etienne V dit de même à Basile -^ : (( Bien que sur terre, vous ayez avec le Christ une très grande ressemblance quant au commandement, vous ne devez avoir cependant que le souci des choses de ce monde. De même, en effet, que vous tenez de Dieu le pouvoir de commander aux corps, nous, par le coryphée Pierre, nous commandons aux âmes. »
Mais si l'autorité du Pape en matière religieuse tend à disparaître au détriment surtout de l'Eglise byzantine, grande est encore cependant l'attraction qui attire vers Bome les pèlerins et les fidèles. Le Pape possédait à Byzance une Eglise latine : Saint-Serge ; mais il est peu probable que ce centre romain ait eu une véritable influence religieuse et politique ; si le Pape