‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 240 sur 409 · Migno, CIT. Lettre II, p. 0i3-Ci · texte numérisé non relu

Migno, CIT. Lettre II, p. 0i3-Ci

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plus d'une autorité religieuse supérieure : il s'appuie tout entier sur l'Empereur seul. Je sais bien que son panégyriste, Nicétas, dit qu'il ne pouvait pas faire tout ce qu'il aurait voulu ', que l'Empereur était là pour lui dicter ses ordres et cela est possible. N'est-ce pas précisément ce que Photius vient de dire lui aussi au Souverain Pontife? Mais si vraiment les droits du Pape avaient été universellement reconnus, Ignace, si énergique d'ordinaire, aurait-il fléchi dans une affaire aussi grave? C'est peu probable. La vérité est qu'on tenait essentiellement à Byzance, à ne pas confondre les choses. Si, les catholiques accordaient à Rome une primauté d'honneur, celle dont nous trouvons trace dans les différents canons du concile de 869 -; si, en cas de litige, ils s'adressaient au Pape de préférence à tout autre ; néanmoins, à des degrés divers, ils ne voulaient plus reconnaître sa primauté de juridiction. Déjà l'Empereur avait remplacé le pontife romain dans les conceptions religieuses de beaucoup, et s'il y a encore à cette époque fluctuation et variabilité, c'est que nous sommes à une période de crise et que le dénouement n'a pas encore eu lieu ^. Aussi, n'est-il pas étrange que Rome, consciente du péril, fasse tous ses efforts pour maintenir son droit. Chacune des lettres pontificales revient sur la doctrine de l'autorité conférée à Pierre et à ses successeurs u pour paître les brebis et les agneaux », c'està-dire pour gouverner toutes les Eglises de la terre. Les Papes le disent aux Bulgares comme ils le disent aux Byzantins. Nicolas P' et Hadrien lll interdisent aux Eglises déjuger Rome. Jean VIII écrit à Basile * : u . . . sollicitudo clementiœ vestrte spiritu Dei incitata. demonstrat quae in catholica ecclesia misericordem per auctoritatem et judicium sedis apostolicae quae Christo Domino delegante, totius ecclesiœ retinet principatum », rien n'y fait. Le jour vient où Byzance écoutera, pour l'approuver, la voix des évéques schismatiques du concile de 879 : u Nous n'avons qu'un seul pasteur, le très saint seigneur et Patriarche œcuménique Photius. » u Pour tout dire en un

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