Cedrenus, 917 ; Theoph
4. Migne, t. CXI, p. 190. Papadopoulo Kerameus, Sbornik, t. I, 12^^.
5. Mansi, xv, 171. En 861, cette règle était encore en vigueur, car au Concile de Gonstantinople de cette année-là, leprotospathaire Jean explique aux légats qu'à la mort du Patriarche, l'Empereur convoquait tous les évêques, prêtres, abbés et diacres pour leur donner l'ordre de choisir celui que Dieu leur suggérerait d'élire Patriarche et l'ordre de lui apporter le décret d'élection. Celle-ci faite, ils l'annoncent à l'Empereur qui accepte l'élu et ceux-ci, à leur tour, le reçoivent (VVolf von (jlanvell, 1. IV. ch. CGccxxvui, p. 6o4).
26o BASILE I
nous l'apprend. Le groupe des prêtres/ qui faisait vraiment rélection, était forme des évêques, des prêtres et des moines ; le groupe du peuple, qui paraît surtout avoir eu un rôle consultatif, était représenté par le sénat ^ ; l'Empereur intervenait pour confirmer l'élection.
Ces règles étaient celles que l'Eglise universelle avait toujours admises. Elles sauvegardaient tous les intérêts. Mais après les événements religieux du ix*" siècle, en présence des empiétements tentés par Photius, les empereurs, comme nous l'avons remarqué, cherchèrent, sans violence, à augmenter leur pouvoir au sein du (( conclave » qui nommait le Patriarche. Déjà, dans sa lettre à Nicolas 1, Photius avoue qu'il a été élu par le clergé, évêques et métropolitains et « avant eux, mais avec eux » par l'Empereur-. Toutefois, le véritable témoin de cette transformation canonique est le chapitre du Livre des « Cérémonies » qui traite de l'élection patriarcale. Ce chapitre appartient vraisemblablement au x^ siècle ^. Il fixe une procédure tout à fait différente de celle que nous venons d'étudier. Dès que le Patriarche est mort, l'Empereur ordonne aux métropolitains de choisir trois candidats. Les métropolitains se réunissent à S'^- Sophie dans la partie réservée aux catéchumènes, élisent les trois sujets et font connaître leur choix à l'Empereur. Celui-ci les reçoit au Palais. On lui remet par écrit les noms des candidats et si le choix des évêques est tombé sur celui que l'Empereur veut voir Patriarche, on procède à la consécration. Dans le cas contraire, le basileus impose son candidat : « 'Evw tôv (6 onva) HiUû YcvÉo-Ba'.. » Les métropolitains accèdent alors à la volonté de l'Empereur et l'on s'en va en procession à la Magnaure avec les métropolitains, le sénat, les dignitaires ecclésiastiques, le clergé et les moines. Là, l'Empereur en présence de tous prononce la formule : « H hdy. y^ào»,; xal s; aJTr|ç Baa-O.sia -r.^txov
1. L'Impératrice Irène, à la mori du patriarche Paul, réunit /o«/ le peuple à la Magnaure et lui demanda conseil. Tous proposèrent Tarasius (Theoph., 924). On reconnaîtra facilement le Sénat dans cette assemblée de la Magnaure. De même sous Léon l'Arménien, lors de l'élection de Théodote Kassiteras, on avait proposé d'abord un certain Jean ; ce furent les patrices qui s'opposèrent à cette élection, parce que Jean était trop jeune et de trop vulgaire naissance « à'f avri? ». Ils demandèrent un fils d'illustre famille {Anon. de Combefis, io36).