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ET L EMPIRE BYZANTIN 20g
x" siècle, faire moHifirr n leur profit le modo d'élection du Patriarche.
L'élection patriarcale devait donc être le grand souci du basileus, comme c'était pour l'Eglise un des événements les plus graves de sa vie habituelle. Depuis Tavènement de Photius, il était interdit de choisir un laïc. Seul un clerc pouvait être désigné et encore devait-il avoir franchi tous les degrés de a hiérarchie et y avoir fait ses preuves. Cette règle, du reste, était plus ancienne, même à Byzance, que Photius, puisque nous savons qu'à l'avènement de Nicéphore, au début du ix*' siècle, les deux fameux ascètes de l'Olympe, Platon et Théodore, rompirent tout rapport avec lui précisément parce qu'il était laïc ^ bien que, d'autre part, il eût été régulièrement élu. Jusqu'à la seconde déposition de Photius, les règles canoniques pour l'élection patriarcale étaient très simples. Nicétas David nous a raconté comment S. Ignace fut nommé-. \ la mort de Méthode, l'impératrice Théodora envoya consulter St-Joannice à l'Olympe sur le choix du futur Patriarche. Celuici désigna Ignace et les évêques comme le peuple l'élurent. Ce récit doit être véridique, car il cadre tout à fait avec ce que nous savons des différents facteurs qui concouraient à l'élection. Partout et toujours quand l'élection se fait régulièrement, nous voyons intervenir à cette époque les prêtres, le peuple et l'Empereur. Ce fut le cas pour Nicéphore ^, comme ce fut le cas pour Ignace, et au début du x- siècle pour Antoine Kauleas *. Nicolas I. dans sa lettre à l'Empereur Michel, le dit, du reste, positivement. Personne ne peut recevoir la charge patriarcale « sine ecclesiasticae plebis consensu atquc imperiali suffragio ^. » Mais quelle était la composition de ces divers éléments et quelle était leur importance ? L'élection de Nicolas Kauleas