‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 254 sur 409 · Cerem., p. i38i · texte numérisé non relu

Cerem., p. i38i

ET l'empire byzantin 9.6b

du Patriarche^ et celui de chef du o secreton, s-l to-j r.oL-zf.oLzyiY.o\) o-£xpiTOJ » -. C'étaient évidemment des prêtres employés dans ces ministères. Toutefois sur l'un de ces bureaux nous sommes un peu mieux renseignés. C'est celui des « archives » qui probablement faisait fonction de chancellerie. Les archives du Palriarcat étaient assez considérables. Elles contenaient les pièces originales concernant le Patriarcat : procès-verbaux des Conciles, lettres des Papes et des évéques. professions de foi des évêques. constitutions impériales, etc. -K A la tête de ce bureau se trouvait le Chartophylax (6 yap-rocpjAa;) — tel ce Blasios si dévoué à son patriarche Ignace* ; tel aussi le Chartophylax Paul au Concile de 869. Ce personnage avait la garde des archives ; mais aussi celle des droits épiscopaux de son Maître conservés par écrit dans ses bureaux. Chaque pièce émanée de son ministère portait sa signature et son sceau comme preuve d'authenticité'"'. Mais ces pouvoirs allaient plus loin. Bien que généralement diacre, c'est à lui que revenait le droit de présenter clercs et évêques au Patriarche et au Concile, de même que c'est par lui qu'arrivaient au Patriarche les lettres des évêques. Bien plus, il avait un droit de contrôle sur les élections épiscopales et c'est lui qui devait faire l'enquête canonique sur la dignité de vie des candidats. Enfin il a^ait un tribunal qui jugeait de toutes les causes matrimoniales pour les fidèles, de tous les délits religieux, civils ou criminels pour le clergé. Un peu comme l'éparche au sujet des étrangers, il avait droit de surveillance sur les prêtres qui venaient à Constantinople, les autorisait adiré la Messe, et s'ils étaient religieux, leur donnait le pouvoir d'entendre les confessions. Le Chartophylax avait sous ses ordres des u secretikoi » et des « hypomnématographes » . C'était enfin dans les bureaux du Chartophylax que s'élaboraient de temps à autre ces listes épiscopales, ces uTactika» dont nous allons parler un peu plus bas. La « taxis » de Léon YI est formelle à cet égard, La liste épiscopale était exactement semblable à celle qui se trouvait «au saint chartophylakeion ))•'.

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