Schlumberjîcr, Su/illotjr., p. \i
.'). Vit. Jgnat., 54/|. Les souscriptions du concile do 8G9 donnent cependant à Josepli le titre de diacre (Mansi, XVI, 190).
décline et Constantin Ducas explique que ce Ji'est qu'au palais qu'ils jouissent des prérogatives attachées à leur rang. Codinus ne les cite même plus. Si tous ces renseignements sont de quelques années postérieures au règne de Basile, il n'en est pas moins certain, cependant, que même à son avènement, la charge de syncelle était déjà parmi les premières dans l'Eglise. Lorsque l'Empereur voulut récompenser ses plus fidèles amis, il leur donna à tous de très hautes dignités. Mais s'il fit tant déjà pour ceux qui le servirent d'une façon en somme assez secondaire, on peut conjecturer qu'il sut faire plus encore pour le premier artisan de sa fortune future, pour le fameux higoumène de S. Diomède. Nicolas. Or, précisément, il ne trouva rien de mieux que de nommer son bienfaiteur, tout à la fois syncelle et économe de S'^'-Sophie^ D'où il suit que déjà à cette époque le syncelle était nommé par l'Empereur et que ce titre de grande distinction, quoique tout honorifique, pouvait être donné conjointement avec une charge importante.
Au point de vue strictement ecclésiastique, l'archidiacre est le premier fonctionnaire après le Patriarche. C'est vraisemblablement sur lui que repose toute l'administration du diocèse. Il accompagne le Pontife dans toutes les cérémonies religieuses, mais non, semble-t-il, dans les cérémonies civiles. Il porte l'Evangile que baise l'Empereur 2, reçoit de lui aux grandes fêtes des présents comme certains fonctionnaires d'ordre secondaire ^ et l'encense avant le Patriarche*. Il est très reniarquable que l'archidiacre ne soit nulle part nommé dans les cérémonies de la Cour. Peut-être comme le Chartophylax et d'autres dont les fonctions étaient surtout d'ordre administratif n'avait-il pas droit, comme tel, de figurer parmi les dignitaires ayant leurs entrées au Palais.
Ainsi que dans l'administration civile, les affaires religieuses passaient par des « sécréta » ou bureaux au sujet desquels nous n'avons aucun détail. Le livre des « Cérémonies » cite les « tzcltAoî; to'j» o-sxpsTO'j •• » du Patriarche et les sceaux nous donnent divers titres relatifs à cette administration, tel celui de notaire