‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 258 sur 409 · Schlumberger, Siyilloy., p · texte numérisé non relu

Schlumberger, Siyilloy., p

(). Schlumberger. Sigillogr., p. 390 et 4o8.

Eglise (6 olxovôaoç t?[; MsyàÂY,; 'ExxAY.o-'la;) était un des grands dignitaires dont la nomination était réservée à l'Empereur. Aussi est-ce pour cette raison, sans doute, qu'il fait partie descc^-émonies de la cour, comme le syncelle et les liigoumènes des couvents impériaux *, tandis que les autres dignitaires nommés par le Patriarche en paraissent exclus. Du reste, c'était toujours un personnage de marque qui occupait cette place. Souvent, elle était donnée à quelque haut fonctionnaire qu'on avait obligé, pour une raison ou pour une autre, à entrer au couvent et qu'on récompensait de cette façon. Ce fut entre autres le cas pour le « préfet de la table » Nicétas que la rumeur publique accusait de relations coupables avec l'Impératrice Eudocie. Il fut tondu et plus tard devint économe de Sainte-Sophie '-. Avant lur, mais pour de toutes autres raisons. Nicolas, higoumène de Saint- Diomède, fut créé par Basile- P"^ tout à la fois syncelle et économe^. L'Econome avait la charge de l'administration financière de l'Eglise, Aussi, dès l'origine, son pouvoir fut-il considérable. Son nom revient souvent dans les ordonnances de Justinien et la novelle GXXIIl du chapitre ix, reproduite au IIP Livre des Basiliques, t. I, § i6, enjoint à l'Econome de suspendre en certains cas, sur l'ordre de l'Empereur, le traitement du Patriarche. D'autre part, pour éviter toute malversation dans son administration financière, des lois sévères étaient-elles faites à son usage. Défense lui était intimée sous les peines les plus graves, de louer les biens ecclésiastiques, de prendre sur eux des hypothèques, etc, *. On voit donc bien pourquoi le Basileus tenait à avoir un tel personnage en sa main. Par lui encore, il avait prise sur le Patriarche et pouvait, en le privant d'argent, l'amener à seconder sa politique. Ce ne fut que plus tard^ sous les Comnènes, que l'Empereur donna au Patriarche le droit de nommer l'Econome.

Au-dessous du Patriarche se trouvaient, dans l'Eglise byzantine, les métropolitains, les archevêques et les évêques. Les premiers, chefs d'éparcliies religieuses, avaient un certain nombre d'évêques sous leur autorité ; les seconds étaient autocéphales, n'avaient pas de suffragants et relevaient directement

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