il. Theod. Edess., xli, \lu
ET l'empire byzantin 2-3
ce n'était pas tout, Après l'élection et la consécration venait l'intronisation. Arrivé à Edesse, saint Théodore fut reçu solennellement à l'entrée de la ville par les plus illustres personnages des deux ordres. On le conduisit à l'Eglise cathédrale, (r, xa9o Aixr, £xxAr,!7'la) et après avoir prié, il donna la paix à son nouveau peuple. On lui fit ensuite visiter les saints lieux et les autres Eglises de la ville, et, finalement, on lui remit le palais épiscopal (£-'.Txo7:£Îov). Le lendemain, dimanche, l'Evêque ofïîcia. on l'intronisa sur son siège et à la fin de la messe il parla au peuple '.
Ces cérémonies, racontées par un témoin oculaire, devaient se reproduire un peu partout dans les diocèses et inspirer aux chrétiens un grand respect pour leur Pontife. C'est que dans le thème, l'Evêque est avec le stratège le principal personnage. Il a puissance absolue, dit l'Epanagoge -, sur le prêtre, le diacre, le lecteur, le chantre et le moine. Certaines affaires civiles peuvent lui être soumises, surtout les affaires de mariage^ et de justice ^. Du fait de son ordination, il est exempt de beaucoup de charges. Il est, par exemple, immédiatement soustrait à la puissance paternelle^, car il représente dans la ville la plus haute autorité qui soit. Mais aussi, pour cette même raison, il a de graves obligations. S'il peut disposer, comme il Tentend. de la fortune privée qu'il possédait avant d'être évêque. il ne peut plus, une fois consacré, disposer des biens qu'il a acquis. Ceux-ci appartiennent à l'Eglise^. La loi est pour lui très dure dès qu'il s'agit d'argent '^ parce que, ce que l'on veut surtout, c'est éviter toute simonie et tout danger de gaspillage dans la fortune de l'Eglise. Du reste, parce qu'il a charge d'âme, l'Evêque doit être le premier à donner l'exemple de toutes les vertus. Sa vie extérieure sera uniquement occupée par le ministère ecclésiastique et point