I. Elle reparaît cependant dans les listes postérieures
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brciix par le faitque dès lors Byzaiice coinplc non plus seulement les métropoles annexées mais aussi leurs sufFragants. Du reste, nombreux sont les changements de circonscriptions à cette époque. Si les anciens diocèses demeurent intangibles, d'autres, plus récents, se font et se défont. Mélitène qui va être supprimé sous Léon, compte déjà dans les Nea Tactika un suffragant de moins qu'en 829. Les deux évêchés d' Vriarathis et de ïveomanôn disparaissent et, en place, les Nea signalent Lipôn. Phasis avec ses quatre évêchés n'est plus, ainsi que Markianoupolis et ses cinq suffragants. En revanche, nous voyons apparaître Smyrne avec quatre évêchés : Kamachos d'Arménie avec cinq : Kotyaion de Phrygie avec trois ; Mitylène avec cinq. Au surplus, la liste des sièges suffragants s'est, en général, pour chaque métropole, singulièrement augmentée. Même les anciennes métropoles comme Césarée sont en progression. De cinq évêques qu'elle avait sous sa juridiction, elle en a huit dans les Nea Tactika. Héraclée, qui avait, elle aussi, cinq suffragants, en a quinze, etc. En résumé les trente-quatre métropoles de Basile qui comprenaient en tout trois cent soixante-douze évêchés. nombre auquel il faut ajouter quarante et un archevêchés pour avoir l'ensemble de lépiscopat byzantin en 829 sont devenues à la fin du ix'' siècle cinquante-deux (ou cinquante-quatre si l'on compte Amastris et Chonae) avec cinq cent trois évêchés et cinquante — ou quarante-huit — archevêchés : au total 6o5 pontifes en union avec le Patriarche.
Ces Eglises, qu'elles soient métropoles, archevêchés ou évêchés. avaient une organisation assez seml)lable à celle de l'Eglise mère. Entre elles existaient, du reste, de nombreux liens qui les mettaient en communion directe avec Byzance ^ et. par le fait même, sous la dépendance du Patriarche et de l'Empereur. Comme à Constantinople, la principale question qui toujours agitait les Eglises était celle de l'élection pontificale en cas de vacances. Là, comme ailleurs, les évêques étaient tenus avant leur élection de passer par tous les degrés de la hiérarchie et d'y faire leurs preuves -. Les affaires de Photius obligèrent encore à préciser ces règles. Le Concile de 869 exigea, en effet, que le candidat passerait dorénavant, une
I, Canon XIII, Concile dos SS. Apôtres (Mansi, \vi, 546). Canon X, de SHc). (^[ansi, \vi, 166).
?.. Canon XVIÏ. Mansi, \vi, 5'|8.
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année comme lecteur, deux ans comme sou8-diacre, trois ans comme diacre et quatre ans comme prêtre', avant d'être élu ; puis au moment de l'élection, que les puissants (principes, ojvaTO'l) ne s'ingéreraient pas dans ces choses d'ordre ecclésiastique'-. Le Prochiron *^ de son côté a exposé la législation en vigueur pour les élections provinciales. Les clercs et les pre miers citoyens de la ville votent en présence des Evangiles sur une liste de trois noms et c'est le meilleur des trois élus qui est sacré*. Les deux corps électoraux doivent jurer que leur choix n'est dicté ni par suite de dons reçus ni par suite de sympathies personnelles, mais parce qu'ils savent que leur candidat appartient à la foi catholique, qu'il a une vie honnête et respectable, qu'il est âgé de plus de trente ans, qu'il ne possède ni femme ni enfants ou, du moins, que s'il a été marié, il ne l'a été qu'une fois et à une vierge. Le fait d'avoir épousé une divorcée ou une veuve était un cas d'irrégularité. De son côté l'élu, après avoir présenté son libelle attestant sa foi. devait jurer de n'avoir rien donné ni rien promis pour être élu. La marche suivie pour les élections épiscopales nous est, du reste, racontée en détail dans la vie de saint Théodore d'Edesse. Si ce siège ne dépendait pas de celui de Constantinople. les formalités cependant devaient être probablement les mêmes dans les deux patriarcats. L'hagiographe nous raconte donc qu'au moment des fêtes de Pâques le patriarche d'Antioche vint à Jérusalem avec les évêques qui étaient sous sa juridiction. 11 y eut à cette occasion un synode })résidé parles deux Patriarches. Profitant de la circonstance, un certain nombre d'habitants d'Edesse, prêtres et laïques de distinction, vinrent à Jérusalem demander avec insistance un évêque. Le patriarche d'Antioche de qui relevait l'Eglise d'Edesse, exhorté par son confrère de Jérusalem, proposa le moine Théodore, ce que le Concile approuva, ainsi que les délégués. Alors eut lieu l'élection et, tout de suite après, le Jeudi-Saint, la consécration par le Patriarche métropolitain d'Antioche •"'. Telle était donc au ix"" siècle la première partie d'une élection épiscopale ; mais