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avait reçu ces biens à bail, ne payant point ses redevances, il fallait l'attaquer, d'où scandale et parfois injustice ^
Toutefois, l'eniphx théose est encore autorisée par Basile - à certaines conditions. Tel le cas, par exemple, 011 une église ne peut plus payer l'impôt ^. Devant le métropolitain, les évêques et le clergé, on doit alors porter la question et c'est l'assemblée qui décide ce qu'il conviendra de faire. En tous cas, jamais un économe, un orphanotrophe. un administrateur n'a le droit — sauf le cas de nécessité — de faire une opération ilnancière quelconque sur les biens ecclésiastiques. S'il le fait, il encourt lui et les siens les peines les plus graves ^. Il fallait probablement toutes ces menaces pour empêcher des abus qui devaient d'autant plus facilement se répéter que l'impôt toujours écrasant nécessitait parfois de semblables indélicatesses.
En marge du clergé séculier vivait à Byzance le clergé régu lier, les moines, dont l'influence de plus en plus considérable tendait à reléguer au second plan le clergé des églises -*. Depuis le règne de Théodora, en eff'et. l'autorité s'était faite très douce pour eux. On eût dit qu'elle voulait réparer les injustices passées, celles de la période iconoclaste. Le peuple, de son côté, témoignait à ses religieux le plus grand respect et tous, puissants et petits, s'en allaient volontiers de temps à autres faire un pèlerinage auprès des solitaires célèbres comme aux couvents illustres^. Le règne de Basile, à son tour, ne leur fut pas