Vit. Joann., p. 3/ii
ET i/eMPIRK mZAMIN s:>83
moins faA orable. Une fois sur le trône, il aima à s'entourer de moines et à intervenir personnellement pour appeler dans sa capitale les personnalités les plus vénérées de son temps, comme ce Saint Pierre de Galatie qu'il alla chercher à l'Olympe pour lui confier le monastère de Saint-Phocas K Aussi, le monachisme, en ces jours de paix, refleurit-il richement. De toutes parts, des fondations nouvelles apparaissent, de pieuses restaurations s'accomplissent. Le temps n'est plus où les couvents voyaient leurs habitants se disperser tristement pour ne plus revenir, les uns parce que la persécution les avait chassés au loin et qu'ils ne voulaient plus rentrer à Constantinople ; les autres parce que la mort les avait accueillis avant le retour désiré -. Couvents de femmes et couvents d'hommes se reprirent donc, dès 843, à vivre et à essaimer pour donner à tous l'exemple de leurs vertus. Mais, par le fait même de leur grand nombre, de leurs richesses et de leur influence, le pouvoir ecclésiastique ainsi que le pouvoir laïque fut obligé de compter avec eux. Au ix*" siècle, comme à toutes les époques de l'Empire byzantin, nous voyons la législation intervenir fréquemment pour régler leur situation, préciser leurs droits et empêcher les abus. Il importe donc d'étudier rapidement l'organisation de ce clergé ^.
Sous le règne de Basile, nous connaissons quelques centres importants de monachisme. La capitale compte de nombreux couvents ; les environs immédiats et lointains en possèdent aussi beaucoup. L'Italie byzantine, comme la Grèce, la Macédoine, la Palestine, l'Egypte sont riches en monastères grecs ^ ; mais le véritable foyer de la vie religieuse à cette époque est, sans contredit, l'Olympe de Bithynie. Là, vivent ou par là passent tous les grands saints connus. Sainte Irène, en allant à