Vit. Sanctœ Ireneœ. A. A. S. S., juillet, VI, p. 6o
3. J'insiste seulement dans ce chapitre sur les points nettement mis en lumière par la législation de Basile et quelques textes hagiographiques. Pour l'organisation privée et intérieure des couvents, des origines monachiques à Photius Cf. Marin, les Moines de Constantinople.
4. A. S. Sabhas comme à S. Ghariton il y avait encore des moines. En Egypte, S. Macaire compte mille pères et mille « kellia ». S. Syméon près d'Antioche, est toujours en pleine efflorescence. Du reste, la plupart des lieux consacrés par la tradition, possédaient, au ix*" siècle, au moins un monastère (Vasiljev, p. 35'», ]it. S'. Theod. d'Edess., S lo/j, p. 112.
Gonstantinople chercher la couronne impériale qu'elle n'y trouva pas, s'y arrête et reçoit de saint Joannice la prédiction qu'elle ne sera pas épouse de Michel III mais qu'elle ira relever un monastère de femmes qui l'attend à Gonstantinople : celui de Ghrysobalantos ^. Saint Joannice, saint Luc, saint Eusthatios, bien d'autres, sont fils de l'Olympe. 11 n'est pas de moines, jusqu'aux Géorgiens, qui ne viennent visiter leurs frères de Bithynie -. Sur les pentes de la montagne, sur les rivages de la mer, aux environs de Brousse, comme au loin dans la montagne, toute une elflorescence de maisons religieuses se manifeste au ix" siècle. Là, les uns vivent en communauté, sous la direction immédiate d'un higoumène ; les autres se retirent, après un stage fait au couvent, dans la solitude. On peut, en réalité, répartir les moines en trois grands groupes. Il y a les cénobites ; ce sont ceux qui habitent en commun et se livrent à la prière, au travail, à l'éducation. Il y a les anachorètes ; ce sont ceux qui vivent à quelque distance des monastères, seuls ou par petits groupes de deux ou trois et sont uniquement contemplatifs ; enfin il y a les itinérants que nous trouvons sur toutes les grandes routes de l'Empire, passant un an, deux ans, parfois moins encore, tantôt dans un couvent, tantôt dans l'autre, tantôt dans les grottes et tantôt dans les villes. Geux-là, pour l'ordinaire, sont les moins respectés et parfois les moins respectables. Ils sont sales, mendient, se mêlent à la foule et, à l'occasion, manifestent avec elle ^. Toutefois, parmi eux, il y a aussi de saintes gens qui courent le monde pour faire des pèlerinages et s'en vont, aux heures de crise, apporter à leurs supérieurs les nouvelles et les renseignements qui leur seront utiles. Examinons chacun de ces groupes.
Le couvent était chez les Grecs du ix* siècle ce qu'il est resté encore aujourd'hui au mont Athos : un groupement d'individus, unis par une règle commune, sous la surveillance d'un supérieur ou higoumène. Les constructions qui abritent ces religieux sont très généralement situées en pleine campagne, sur une montagne ou aux abords des villes, ce qui ne veut pas dire qu'à l'intérieur des remparts qui défendaient les cités, il