I. Gay, p
a. Léon Graiiiiii., 1072.
Ol8 BASILE I
rapidité : les gouverneurs, comme Touloun crEgyptc. tendent à devenir indépendants et font la guerre à leurs frères des provinces voisines ^ Arabes d'Egypte et Aglabites d'Afrique luttent entre eux; Aglabites et Berbères se font de même la guerre ; les Omniades d'Espagne en fièvre de conquêtes et d'organisation intérieure ne prennent qu'une part assez indirecte aux incursions musulmanes en Sicile et en Italie. Ce sont là des faits qui vont faciliter la tâche de Basile I'"'.
Affaires d Italie (867-871). — Lorsque l'Empereur monte sur le trône, les Arabes, déjà maîtres de Bari, étaient en train de s'implanter solidement sur les côtes dalmates. Leur flotte commandée par Mupharih Ibn Salim Kalphun et Saba - avait conquis sous le règne de Michel IIL Cattaro, Youtora. Bôsa^ et, en cette année 866 867. elle commençait l'attaque de Raguse. Si la ville tombait entre les mains de l'ennemi, c'en était fait de la Dalmatie. Aussi, la résistance fut-elle acharnée. Elle dura quinze mois, jusqu'au jour où, à bout de forces, les habitants se tournèrent vers Basile pour lui demander secours et protection. C'était en 867 ^. Quelques mois plus tard, probablement au début de 868, cent « chelandia » commandés par le patrice et drongaire Nicétas Oryphas, arrivaient dans les eaux d'Occident. Devant ce renfort inattendu, les Arabes durent lever le siège. L'intervention ofQcielle de Basile, en cette année, allait singulièrement changer, pour ini temps, la politique méditerranéenne des peuples riverains ^,
Pendant que ces graves événements se passaient sur la côte dalmate. en Italie, la situation se compliquait déplus en plus. D'une part, l'anarchie la plus complète régnait au sein des petits Etats italiens. Chacun luttait pour ou contre quelqu'un, donnant ainsi aux Arabes toute facilité de s'emparer ou de dévaster les pays qui leur agréaient^. D'autre part, dès l'été de 867, Louis 11. confiné en Italie par ses frères, s'empressa de