‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 311 sur 409 · Vit. Basil., ch. xwvu, p · texte numérisé non relu

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captivité que grâce à ïhéophylacte. père du futur Empereur Romain^. Tout le résultat de cette première guerre consista dans la destruction de quelques forteresses comme Avara, Spathi, Koptos ^ et, l'année suivante, dans une nouvelle attaque de Chrysochir qui s'aA ança jusqu'à Ancyre détruisant tout sur sa route. Il rentra dans ses Etats avec de grandes dépouilles 3. L'Empereur comprit qu'il n'avait point de temps à perdre. Tandis qu'à Gonstantinople, il s'occupait des affaires de l'Empire et s'en allait dans les Eglises prier Dieu et ses saints qu'il ne mourût pas avant d'avoir vu la mort de Chrysochir et « d'avoir eu la joie de lui planter trois flèches dans sa tête impure »*, il envoyait dès 872 son gendre, le domestique des scholes, Christophore '^, contre son ennemi. Celui-ci, comme précédemment Basile, s'avança jusqu'à Tephrice ; mais cette fois il fut plus heureux que son maître. Il remporta sur les Pauliciens une éclatante victoire. Tephrice fut prise et détruite jusques en ses fondements. D'autres forteresses^ à leur tour, subirent le même sort. La puissance paulicienne était sérieusement atteinte. Le grand mérite de Christophore, en cette décisive campagne, fut de comprendre que rien de durable ne serait accompli en Orient tant que l'Empereur ne serait pas maître de Chrysochir lui-même. C'est pourquoi profitant de l'avantage que lui donnait la victoire, il se décida à poursuivre les derniers restes de l'armée ennemie. Chrysochir était entré dans le thème de Charsian et campait à Agrana, tandis que le domestique des scholes, avec le gros de ses troupes, s'était cantonné à Siboron*\ Le plan de Christophore fut rapidement conçu. Ordre fut donné aux stratèges des Arméniaques et de Charsian de poursuivre Chrysochir jusqu'à Bathyrrhax, puis de revenir s'il s'enfuyait au delà". Si, au contraire, il attaquait les frontières, ils devaient immédiatement en avertir le domestique. Grecs et Pauliciens se rencontrèrent dans la plaine située au pied du Zôgoloenos ^. Là, au milieu de la nuit, seize cents

I. Sym. Mag., viii, 70^^. (ieorges Moine, 1076. 3. Vit. Basil. , xxxvii, p. 28^.

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