‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 312 sur 409 · Vit. Basil., xli, p · texte numérisé non relu

Vit. Basil., xli, p

ET l'empire byzantin 320

hommes choisis parmi les doux armées byzantines, atta(| lièrent subitement les troupes de Clirysochir. Les Pauliciens ignorant le nombre des combattants, prirent peur et s'enfuirent, poursuivis parles Grecs jusque près de Sébaste*. La déroute était complète. Elle fut définitive grâce au hasard qui permit à un Grec du nom de Pouladis. captif depuis la défaite de Teplirice, de s'approcher de Ghrysochir et de le percer de sa lance-. Malgré les efforts d'un de ses compagnons, plus tard célèbre comme défenseur de l'Empire, Diaconitzès, le chef paulicien ne put être délivré. Les Byzantins s'en emparèrent, le décapitèrent et l'envoyèrent à Basile -^

La victoire de Ghristophore n'était pas l'œuvre de Basile. Celui-ci, cependant, soit pour frapper l'imagination des foules, soit par vanité personnelle, se décerna tous les honneurs du triomphe. Quand il apprit la a ictoire du domestique, il était à Petrion auprès de ses tilles*. Tout de suite, il revint au palais de Hieria et s'apprêta à faire dans sa capitale une entrée solennelle. On était à l'automne de 872.

Basile et les Arabes. — L'immense succès des armées byzantines eut, naturellement, en Orient, le plus douloureux retentissement. C'était la première fois depuis de bien longues années que les Basileis étaient si complètement vainqueurs. Les Arabes pouvaient, à juste titre, se demander quel sort leur était réservé. Par les victoires de Basile, en effet, parla destruction deTephrice et des autres places pauliciennes, la limite de l'Empire s'étendait désormais jusqu'au haut Euphrate. Les Grecs n'allaient-ils pas profiter des révolutions qui affaiblissaient l'Empire arabe pour prendre l'offensive et ruiner l'autorité déjà très affaiblie du califat? Cette perspective resserra les liens qui unissaient Arabes et Pauliciens, et décida effectivement Basile à commencer immédiatement la guerre contre les Arabes. L'Empire, en effet, ne pouvait être en sécurité tant que les Musulmans tiendraient la ville de Mélitène qui marquait la limite extrême de l'Empire du côté de l'Orient. Profitant donc des discordes qui divisaient les Abbassides, Basile entra en campagne dès

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