‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 314 sur 409 · Ibid., XL, p. a · texte numérisé non relu

Ibid., XL, p. a

chrétiens, ne tarda pas à se trouver en très critique posture par suite des excès ((ue commettaient en Italie son armée et son gouvernement. Les princes de Bénévent, deSpolète, de Salerne, de Naples, presqu'au lendemain de la victoire de Bari s'insurgèrent contre leur suzerain. En août 871, Louis II, tout victorieux qu'il fût, était pris à Bénévent comme dans un piège. 11 était captif d'Adelchis. On devine l'impression que fit en Italie et chez les \rabes une pareille affaire. Le résultat en fut, immédiatement, une nouvelle attaque des Sarrasins contre l'Italie. L'Empereur y gagna, en vérité, la liberté, mais entre lui et son vassal de Bénévent la rupture était consommée. Adelchis n'eut plus d'autre ressource que de se tourner vers Byzance pour lui demander secours et protection. Gela se passait en 878. Le coup était fatal pour Louis II. Par là, malgré son triomphe de Bari, toute la politique du Carolingien avait échoué. Du reste, l'heure de sa mort n'était plus éloignée. Le 12 août 875 il s'éteignait à Brescia, tandis que Basile, profitant des circonstances, envoyait le patrice Grégoire comme stratège à Otrante pour y surveiller le cours des événements.

Durant l'année 872, Basile tout occupé par la guerre contre les Pauliciens avait singulièrement négligé ses possessions de Sicile. Les Arabes, heureusement pour lui, se débattaient dans d'inextricables difficultés civiles dont, régulièrement, les gouverneurs payaient les frais en se faisant assassiner. Cet état de choses explique bien pour quelles raisons les Grecs siciliens vécurent en une paix relative et ne perdirent aucune des villes qui se trouvaient encore en leur pouvoir. Mais, si les Arabes siciliens n'agirent guère alors, ceux de Tarse et de Crête, par contre, plus forts et plus unis que les autres, reparurent dans l'Adriatique. Dès qu'un centre arabe se croyait assez fort, on était sûr de voir son gouvernement se lancer dans quelque aventure. Tel fut, par exemple, le cas de l'Emir de Tarse. Osman ou Esman ('Eo-ijLâv) ' qui, vers cette époque, profitant des premiers succès arabes en Illyrie. s'en vint assiéger à l'improviste les côtes de la Grèce. En mai 872, en effet, les Arabes dévastaient les côtes d'Illyrie et s'avançaient jusqu'à l'île de Brazza. au sud de Spalato. En rentrant chez eux, pourtant, une désagréable surprise les attendait. Subitement, ils se trouvèrent en

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