‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 315 sur 409 · I. F/7. Basil., li\, p. 3i · texte numérisé non relu

I. F/7. Basil., li\, p. 3i

présence de la flotte de Nicetas Oryphas qui, probablement^ était demeurée sur les côtes de Grèce depuis l'année précédente. La légère défaite que leur fit subir le commandant des forces byzantines, n'était pas pour les décourager. Au lieu de s'en aller sur les côtes d'Ulyrie, les Arabes, commandés par un certain Photius^ se précipitèrent sur celles de Péloponèse '-. Fatras. Pylos, Gorinthe souffrirent de leurs déprédations. Mcetas était alors établi à Genchrée^. Par une heureuse inspiration, au lieu de tourner la presqu'île pour rejoindre la flotte sarrasine au cap Malée où se trouvait son point d'attache, il fit clandestinement passer troupes et vaisseaux par terre et, tout à coup, se présenta devant l'ennemi*. Les Arabes furent vaincus. Leur flotte fut ou brûlée ou coulée, l'équipage décimé, la Grête dut payer pendant dix ans tribut à l'Empereur. Pour heureuse qu'eût été cette expédition, elle n'en était pas moins la preuve certaine du danger qui ne cessait de menacer les Byzantins de Grèce, d'Italie, de Sicile. En fait, la Méditerranée était au pouvoir des Arabes et toujours on pouvait craindre de nouvelles surprises. Aussi, dès que Basile, entre 874 et 876, eut terminé sa campagne d'Orient, songea-t-il à tirer parti de la situation pour prendre solidement pied dans la Méditerranée et se garder contre toute nouvelle insurrection des Arabes de Grète. Une île mi-grecque, mi-arabe» parut lui offrir le point stratégique qu'il désirait. G'était Ghypre. Nous n'avons aucun détail précis sur la façon dont il occupa l'île et sur l'époque exacte de la campagne militaire qui la lui fit gagner ; nous savons seulement que, durant sept années, il put y établir un stratège. Malheureusement, les Ghypriotes grecs ne secondèrent d'aucune façon les efforts de Basile. Assez heureux sous la domination arabe, ils sentaient peu le besoin de changer de régime. Ghypre retomba donc au pouvoir des Sarrasins jusqu'à l'époque de Nicéphore Phocas '\

Sur la côte d'Italie, àOtrante, Basile P' eut aussi, à cette même date, une heure de brillant succès. Il avait été très heureux dans la nomination du patrice Grégoire comme (( bajulus » et

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