‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 316 sur 409 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

5. Cf. pour l'histoire do Chypre à celle époque ; Grégoire, Vit. S. Demetriani.

ET l'empire byzantin 829

stratège du thème. C'était un homme actif, entreprenant et fort habile diplomate. Une fois dans son gouvernement, après avoir reçu la soumission dWdelchis, il réussit, les incursions arabes aidant, à réveiller autour de lui les anciennes sympathies byzantines et à ramener dans son orbite les Lombards d'Apulie. Ceux-ci. à l'exemple d'Adelchis, firent leur soumission à Byzance et ouvrirent au stratège les portes de Bari. Ces faits se passaient en 876, probablement le 25 décembre K Cette pacifique prise de possession était pour Byzance d'une haute importance. Le stratège en venant s'installer à Bari, qu'il fortifia tout de suite, commandait par sa flotte et son armée l'Adriatique et l'Italie méridionale. La soumission des Slaves illyriens, de l'autre côté de la mer, achevait de faire de l'Adriatique presque « un lac byzantin ». Malheureusement, ce succès pouvait-il à peine être enregistré à Constantinople que déjà, il fallait annoncer au Basileus de nouveaux et irréparables malheurs .

Après la mort de Louis II, les Arabes de Sicile commencèrent à se réveiller. L'instant leur parut sans doute favorable pour tenter de reprendre l'action offensive qui leur avait jusqu'ici assez bien réussi. ïarente leur restait en Italie comme point stratégique important. Leur gouverneur, Osman, partit donc en campagne, sans doute dès la fin de 876 et ravagea épouvantablement le pays-. £11876, la situation devint tout à coup très grave par suite de la conduite d'Adelchis qui, pour garder son indépendance, joua avec Grégoire le même jeu qu'avec Louis IL Abandonnant Byzance, il se tourna du côté des Arabes et fit la paix avec ces derniers. De ce fait l'Italie entière, à commencer par Rome, était menacée. Jean VIII, en présence du danger, s'empressa d'écrire à Charles le Chauve pour le supplier de venir à son secours et à celui des chrétiens. Les deux lettres datées de 87G et 877 qui nous sont parvenues font un tableau navrant des massacres, des incendies, des déprédations de toutes sortes qu'eurent à subir les habitants au cours de ces années ^. Malheureusement, pour agir avec efficacité, il aurait fallu de l'union et c'était la chose qui existait le moins entre les principautés chrétiennes de la presqu'île.

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