Skabalanovic, ch. vu, p. 3oo et seq
34o BASILE I
Mais, naturellement, tous ces biens militaires n'étaient pas d'égale valeur. Aussi entraînaient-ils après eux, suivant Timportance de la terre, des obligations assez diverses. Une parcelle de terre de quatre à cinq livres, par exemple, obligeait au service personnel dans la cavalerie ', tandis qu'une parcelle de valeur infime obligeait simplement le propriétaire à se cotiser avec d'autres tenanciers de sa classe pour équiper un soldat-. Ou comprend dès lors aisément, d'après ce système, la nécessité qui contraignit Basile de mettre immédiatement un peu d'ordre dans les registres militaires et qui lui fit exiger la pré sence de certains soldais sous les armes. S'il ordonne, au surplus, une levée de volontaires c'est que, sans doute, comme le dit son petitfils, durant d'assez longues années on ne distribua plus de terres et plus d'argent et qu'ainsi l'armée allait s'aflaiblissant sans cesse. Basile, du reste, eut toujours au cours de son gouvernement la constante préoccupation d'augmenter son armée et l'on peut être sûr que les terres qu'il dojinait aux convertis, aux Sarrasins, à d'autres encore, étaiciit toutes des fiefs militaires entraînant l'obligation du service militaire^.
Nous ne savons pas à quel âge le jeune bomme entrait au service. Saint Joannice se fit inscrire à dix-neuf ans dans le corps des excubiteurs; mais nous ignorons s'il le fit par obligation ou par goût S donc si dix neuf ans était Fâge légal. Léon YI de son côté, dans les 7>/A7/7.'« dit simplement de ne choisir pour l'armée ni vieillards Jii enfants "* et les géographes arabes que les « Romains admettent dans le rôle de l'armée les jeunes gens imberbes ^.
Mais cette première réforme n'était pas suffisante. Après avoir, suivant la tradition, comme chaque année, prêté serment à l'Empereur"^, les soldats durent se mettre à l'étude de leur métier, à l'exercice quotidien de l'obéissance, à la pratique de la discipline militaire *"'. Sur l'ordre de l'Empereur, on