Badl., \\\M. p. j8i
ET l'empire byzantin 3^1
mélangea troupes anciennes et nouvelles, on les aguerrit, on leur donna des présents ' et ainsi, très rapidement, Basile eut urke armée assez instruite et forte pour partir en campagne.
L'armée byzantine, en sa totalité, était formée par les tagmes d'une part, les thèmes de l'autre. C'étaient, pour ainsi dire, deux armées difFérentes. Le tagme était très probablement l'armée en résidence à Gonstantinople ; le thème, l'armée de province-, la véritable force de l'Empire. Comme nous l'avons déjà remarqué, à l'époque qui nous occupe, le mot de o thème » tend de plus en plus à prendre la signification qu'il gardera définitivement plus tard : celui de corps de troupes et de province. Il s'en suit donc qu'il \ avait un corps de troupes par province érigée en thème. En outre, certains pays — généralement aux frontières de l'Empire — avaient eux aussi une organisation militaire et civile, mais simplifiée et sans doute plus exclusivement militaire, c'était la clisure. Ces clisures devenaient souvent avec le temps, lorsque la conquête était affermie et l'administration complétée, des thèmes, semblables aux autres. Chacune de ces provinces avait à sa tête un stratège ou clisurarche, chef d'une double administration, civile et militaire-^.
A l'époque où écrivait Hordadbeh, l'armée comptait environ 1 20.000 hommes S que se partageaient les stratèges. Chacun avait 10. 000 hommes sous son commandement, groupés, comme de nos jours, en un certain nombre de subdivisions. Les troupes tenaient garnison non seulement dans la capitale du thème, mais aussi en différentes villes. Pour l'ordinaire, le corps d'armée se composait de deux divisions principales ou (( tourmes » comprenant 5.ooo hommes chacune, ayant à sa tête un tourmarche^. Ce tourmarche était généralement décoré du titre de spatharocandidat ou de spathaire et appartenait, de ce fait, à une des classes de la noblesse. Sa hiérarchie dans la