I. Léon Grainni.. ii
ET l'empire mZAMTN 355
lui-même, au sortir du service qu'il faisait chez Théophilitzès. fut iuscril parmi les subordouués de riiétériarche. En fait, la raison piobable du silence de la source officielle, c'est que riiétériarche était chef d'un tagme d'étrangers. Ibn Hordadbeli compte parmi les quatre tagmes à cheval les « skoutarioi », qu'on a mieux lu u cpo'.ospàTO'. », les fédérés, garde qui « accompagnait l'Empereur dans ses voyages, » dit l'auteur arabe. L'hétériarche était le chef suprême de cette garde étrangère qui se divisait probablement en trois : la grande, la moyenne, la petite hétérie et comptait un certain nombre de païens', ^ous savons, contrairement au dire du géographe arabe, par le Livre des Cérémonies ([ue riiétériarche avait une fonction déterminée au Palais, avec les maglabites qui étaient probablement des civils et le papias ou grand portier. Pour se rendre compte de la chose, il suffit de parcourir le chapitre i du IP Livre des Cérémonies- dans lequel toute la fonction de l'hétériarche est longuement expliquée. Nous voyons qu'il a sous ses ordres des u archontes » ou officiers, lesquels avaient à leur tour, sous leur autorité, des « sêootjLàpt.o'. » ou soldats chargés du service pendant la semaine et de (( -apcêoouàp'^o'-. » Dès que Foffice du matin, l'opOpo;, était achevé, l'hétériarche et le papias allaient ouvrir les portes du Palais et chacun, avec ses subalternes — l'hétériarche avec les gens de la moyenne et de la grande hétérie — occupait sa place. Ce passage nous fait donc voir que l'hétérie était une sorte de tagme militaire ayant au Palais un service de garde. Un autre passage du même Livre '\ postérieur, il est vrai, à l'époque de Basile puisqu'il est daté du règne de Constantin Porphyrogénète, complète ces renseignements en nous apprenant que la grande et moyenne hétérie étaient composées de Macédoniens, de Fargans et de Chazares. Ces soldats portaient épée et bouclier d'or et d'argent*. On remarquera que ces données, quoique
I. Cf. Sclilumbcrger, Sigillo. 347- Ces « 9otO£pâTO'. » sont nommés parmi les soldats par le Prochiron (xi, 19, p. 81). Le livre des Cérémonies, p. 916, a l'air de dire qu'il y avait 200 hommes dans l'hétérie et 100 païens. En tous cas, il y avait des païens. En dehors de cette mention les sceaux suffisent à le prouver.
■A. Cerem., 97G. Cf. neljajev, n, 7.