Cerem., p. 107a
4. D'où, sans doute, le nom de Skoutarioi donné par les Arabes à ce corps.
tardives pour nous, répondent cependant assez bien aux détails de riiistoire de Basile tels que nous les ont transmis les chroniqueurs comme Symcon Magister et le continuateur de Georges Moine *. L'un et lautre. en effet, ne nous disent-ils pas que c'est tout d'abord dans riictérie commandée alors par un certain André que lui, Iksile, Macédonien de naissance, entra au sortir de chez Théophilitzès et que là il eut à s'occuper spécialement de l'écurie impériale, alors quen fait, s'il avait été byzantin il eût été sous l'autorité du protostrator. Enfin le récit de Constantin VU sur le « navire impérial ^ », confirme tous ces renseignements en nous montrant riiétériarche seul admis avec ceux qui ont du service direct auprès de l'Empereur sur la galère de Basile. Ce service, en outre, était fait aussi bien en campagne qu'en ville. A Ihétérie revenait l'obi igation de monter la garde à lintérieur du camp et près de la tente impériale^.
(( Thèmes », troupes de province, « tagmes », troupes de Constantinople, telles étaient donc les deux grandes divisions de l'armée byzantine. Certains thèmes fournissaient surtout la cavalerie, d'autres surtout l'infanterie. Des six tagmes, quatre étaient des troupes de cavalerie, deux des troupes d'infanterie. Mais entre ces deux divisions de l'armée, il n'y avait pas, semble-t-il. séparation complète. 11 est assez difficile, en vérité, de savoir s'il existait, comme le suppose M. 1 spenskij, dans chaque thème des tagmes organisées sur le modèle de celles de Constantinople. Ce qui est, en tous cas, certain, c'est que thèmes et tagmes se rencontraient lorsque TEmpereur allait lui-même en campagne et qu'à chaque division de l'armée une place fixe était assignée, suivant sa dignité *.
Comme pour toutes les autres administrations, les affaires
militaires avaient leur centre à Constantinople. Là, sous la
surveillance de l'Empereur, quelques hauts fonctionnaires
dirigeaient les ministères où venait converger tout ce qui
avait trait à l'armée. La chancellerie de l'armée était aux mains