Cerem., p
4. D'où, évidemment, entre ces deux armées, des jalousies et des haines invétérées. .Tusqu'en face de rennemi iJ y avait parfois des disputes violentes sur les mérites respectifs des uns et des autres, thèmes contre thèmes, thèmes contre tagmes (Gl\ 17/. Basil., ch. xlu, p. 288-289).
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du lofjothèle de l'avinée (6 AoyoOiTY.çTOj TTcaTuoTixoG). Qe fonctionnaire avait un très haut rang. Il venait le 35*^ dans la liste de Léon, par conséquent le Si*^ du vivant de Basile et pouvait porter les grands titres de noblesse habituelle. Marin, logothète de larméeen 869, est, en effet, patrice '. Son bureau était naturellement composé comme pouvait l'être une chancellerie faisant en même temps fonction de bureau des finances pour l'armée. Il avait sous ses ordres les chartulaires (( toj tsxoétoj », c'est-àdire, on le sait, les chanceliers propres à chajjue ministère ; puis des chartulaires des thèmes, chargés de conserver les actes faits par l'autorité du stratège dans sa province, d'envoyer et de signer les pièces nombreuses concernant chaque corps militaire, de garder et de vérifier les comptes de l'armée ; des chartulaires des tagmes, chargés des mêmes obligations pour les cohortes de Gonstantinople ; des legatarioi (AsyaTaoïo!.) qui allaient dans les provinces examiner l'administration du stratège et porter aux chanceliers particuliers les ordres de la chancellerie générale et se mettre ainsi constamment au courant de l'état du thème. C'est la raison pour laquelle une femme, mariée à un soldat, doit s'adresser à lui ou aux « tribuni )) de l'infanterie pour savoir si son mari est mort ou encore vivant. Sur le rapport du legatarios on dresse alors, s'il y a lieu, un acte authentique de décès qui permettra à cette femme de se remarier -. Quant aux optiones (ot:t(ovî;), ils paraissent avoir été chargés de l'administration financière de la chancellerie -^ Enfin un protochancelier et des chanceliers complétaient ce bureau.
Nous ne savons pas si le logothète de l'armée était un militaire ou un civil. Il était, en tous cas, compté dans la classe des u secretikoi )> avec le grand chancelier de l'Empire et les hauts fonctionnaires d'ordre financier, comme le sacellaire et les logotlîètes des trésors*. Les autres ministères de farmée, par contre, étaient, eux, en tous cas, confiés à des militaires, à des « stratarches », comme dit le Livre des Cérémonies. Ces ministères étaient au nombre de cinq. Indépendamment du ministère de la marine que'nous retrouverons plus bas, de l'hétériarche et du