‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 346 sur 409 · Gclzer, op. cit., p. ii · texte numérisé non relu

Gclzer, op. cit., p. ii

bien avec ce que nous dit le Livre des Cérémonies ^ A l'époque de Léon \ I, en eflet, les stratèges des Anatoliques, des Thracésiens, des Arniéniaques, recevaient quarante livres d'or. C'étaient les stratèges de première classe. Les stratèges de rOpsikion, des Boukellaires, de Macédoine en recevaient trente : ils étaient de seconde classe. A la troisième classe, avec 20 livres, appartenaient les stratèges de Cappadoce, de Charsian, de Paphlagonie, de ïhrace, de Colonée. Le stratège de Chaldée ne recevait que 10 livres ; mais, comme nous l'avons dit, il touchait 10 autres livres sur le commerce qui se faisait dans sa province. C'était, on s'en souvient, le dernier thème d'Orient. Les stratèges des Kibyrrhéotes, de Samos, de la mer Egée qui appartenaient tous aux thèmes d'Occident, ne touchaient que 10 livres ; ceux qui faisaient réellement partie de l'Occident ne touchaient rien. Ils vivaient du droit de « coutumes » que leur payait, chaque année, la province. On le voit donc, les chiffres donnés par Ibn Hordadbeh et l'auteur anonyme du chapitre l sont à peu près concordants. Sous Basile, comme sous Léon, les bénéficiers de la dernière classe, ceux qui touchaient 5 livres étaient, sans doute, les clisurarches. Les autres oificiers, dans chaque thème, devaient recevoir des annuités allant de 5 à i livre l'an. Nous pouvons, d'autre part, tirer un certain nombre de renseignements intéressants de la solde fournie par Léon VI aux ofQciers inférieurs et aux soldats lors de l'expédition entreprise en 910 contre la Crète. Nous voyons qu'un tourmarche des Mardaïtes, par exemple, était payé 36 nomismes, c'est-à-dire 1/2 livre ou 44o francs à peu près; un drongaire, 12 nomismes; un comte, 6 ; un soldat, [\. Par contre, s'il n'y a pas d'erreurs de chiffres dans l'unique manuscrit que nous possédons, un tourmarche de Sébastc, au thème d'Arménie, n'avait que 12 nomismes, un drongaire, 6, un comte, 5, un soldat, 4^- Ces chiffres pris isolément ne donnent pas par eux mêmes une idée suffisante des dépenses qu'occasionnait l'armée, surtout en temps de guerre. Le récit des distributions d'argent que dut faire l'Empereur Léon, lors de son expédition en Crète en 910, est peut-être plus suggestif parce qu'il nous présente un

1. Cerem., cli. l, p. 128G. Le texte date du règne de Léon VI, ce qui prouve que les choses n'avaient pas changé entre l'époque où écrivait Ibn Hordadbeh et celle où écrivait l'auteur de ce chapitre.

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