‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 348 sur 409 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

n. (lerrm., [). (j'M).

du troisième, le Charsian, Colonée, la Paphlagonie: au cours du quatrième, la Thrace, la Macédoine, Chaldée. Les stratèges, pjobablement. s'en allaient à B\zance chercher l'argent que les fonctionnaires financiers du thème réi3artissaient ensuite, suivant la liste établie dans leurs bureaux.

C'étaient là, on le comprend, de très lourdes charges pour le trésor. Aussi y avait-il pour faire face à tant de dépenses, des impôts spéciaux affectés à la guerre. D'abord, en temps de guerre, toutes les provinces de l'Empire, par l'intermédiaire de leur stratège, étaient tenues de fournir les choses essentielles à l'armée. 11 en allait de même de tous les titulaires de hautes charges. C'est ainsi, d'une part, que les stratèges des Anatoliques, des Arméniaques, de Thrace, de l'Opsikion, des Boukellaires donnaient chacun cinq mulets à l'Empereur ; les autres, trois ou un, suivant leur rang; de même, le domestique des scholes donnait cinq mulets, tandis que les autres domestiques n'en fournissaient qu'un. D'autre part, le comte de l'étable, par exemple, devait quatre mulets et quatre chevaux ; l'éparche un mulet, le sacellaire deux, etc. ^ Les métropolitains, les arche vêques, les monastères eux-mêmes, étaient mis à contribution -. C'est que tous ces troupeaux de chevaux. et de mulets, les uns marqués, les autres non, ne servaient pas seulement à l'armée. Ils étaient donnés à l'Empereur qui en faisait l'usage qu'il voulait et souvent les ofTrait en cadeaux à des gens qu'il voulait gagner ou récompenserai D'autres charges pesaient souvent, en outre, sur les stratèges. L'auteur anonyme qui nous a laissé le récit de l'expédition d'Himerius en Crète sous Léon le Sage, le montre très bien. Certains thèmes étaient chargés de fournir des flèches, d'autres du bois de vaisseaux, en un mot, toutes choses nécessaires à Tarmée. C'était donc là une source de revenus assez importante et qui permettait d'alléger le budget de la guerre. De plus, il y avait des impôts militaires qui, se payant en nature, étaient prélevés sur tous les habitants, riches et pauvres, comme sur tous les lieux, villes et villages. C'étaient les redevances en blé, en victuailles, connues sous le nom d'o'!>tovt.ov, de o-'.TY.piT'.ov, primitivement de tuvcÔvy, et qui étaient données aux soldats et aux officiers par les habitants des lieux

Page 1