De Adniin., ch. li, p
ET l'empire BVZAMIN S'I
prendre un grand commandement. Aux grades de la flottille correspondaienl. évidemment, des tilres nobiliaires. Un protélate pouvait être candidat, strator. spatliaire, même spatharocandidat, mais c'était rare K car un protokarabos n'était guère élevé, à l'époque de Basile, à une plus haute dignité que celle de spalhaire-.
Ces quelques renseignements sur la flottille impériale nous permettraient déjà à eux seuls de nous rendre compte de ce qu'était l'organisalion de l'unité navale, le dromon. Mais, heureusement, nous avons, pour mieux connaître la mariue byzantine entre la fin du ix" siècle et le commencement du x% une autre source importante : les Taklika de Léon VI. Les Taktika nous apprennent, en effcL ce qu'était le dromon. C'était un vaisseau d'assez grande dimension. S'il ne devait pas être trop lourd et trop diificile à manœuvrer, il ne devait pas être non plus tellement rapide et léger qu'un premier choc pût le mettre hors de service -K II devait être muni à double de tous les engins nécessaires aux manœuvres comme aux combats. Il y avait des timons de rechange, des avirons, des rames, des cordes et des agrès de tous genres. En outre, le dromon devait porter toujours du bois de construction en abondance, de l'étoupe, de la poix, tout ce qui était nécessaire à la construction et à la réparation du vaisseau. Un constructeur de vaisseau se trouvait à bord *. La proue d'avant était munie d'un instrument que les Byzantins appelaient « siphon, 6 c-i'^tov » et qui était recouvert de bronze. Il servait à jeter sur l'ennemi ce feu qu'Arabes et Occidentaux redoutèrent tant. Au-dessus du siphon se trouvait une sorte de plancher mobile ('i/sjoo-àr.ov) sur lequel se tenaient pour combattre soldats et matelots-». Les plus grands dromons portaient au milieu du pont une sorte de tour en bois d'où l'on jetait sur l'ennemi des projectiles : pierre, fer, etc., et qui faisaient beaucoup de mal aussi bien aux vaisseaux qu'aux soldats qui
1. Le prolospailiairc de la pliiale était naturellement protospathalre; mais ce n'était pas là chose obligée. Sous liomain Lérapènc il y eut un protospathalre de la phiale qui ne lut protospathalre qu\iprès avoir été nommé à cette charge. De Adni., cli. u, p. 'Sq-i.