‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 369 sur 409 · Edrisi, II, i · texte numérisé non relu

Edrisi, II, i

ET LE^rPIRE BYZANTIN 38g

merce les plus hnporlanls do rEiiipire, eu rclalious coustanles avec les grau ds uiareUésd'AulioeheetdAlexaudrie, D'aulre part, uous savons par les dons que Danielis offrit à Basile qu'on fabriquai! sur ses terres des soieries, des draps d'or, des tapis de soie. Coriuthe brillait encore d'un grand éclat. Son commerce de soie élail actif. Vu surphis. il y avait dans lePéloponèse des fabriques de parchemins et d'armes, des teintureries de pourpre ' : à Thessalouique comme eu Proconèse et dans la vallée du Sangarios on travaillait le marbre-, toutes choses qui prouvent combien aciif était alors le commerce byzantin. C'est qu'en effet dans la Byzance des ix** et x" siècles, le luxe, celui de la table, des demeures, des habillemenls était très grand elles produits étrangers 1res recherchés. Il fallait pour les cérémonies olïiciellcs, civiles et religieuses, des bois de senteur (cjAa ivo'.xà) qui venaient de rOrieul musulman : il fallait, pour le service, des esclaves, qu'on faisait venir des pays étrangers ; puis, sous l'influence des Arabes, la médecine s'était développée et c'était chez eux qu'on se prociuaitles remèdes elles recettes qu'ensuite on employait^. Naturellement, les marchands étaient groupés en corporations sous la haute juridiction de l'éparche et des lois très spéciales leur étaient imposées. Le Livre du Préfel uous montre bien quels étaient les principaux commerces établis à Byzance et quelles précautions on prenait pour éviter que ces étrangers venus de tous pays ne fomentassent ni révoltes, ni dangers. Voici d'abord les « vesliopratai » u êso-T'-orcpàTat. ». Ce sont les marchands qui. font le commerce des étoffes de soie. A ceux-là il est interdit de faire un autre commerce que le leur, par exemple déti'c en même temps marchands d'étoff'es et marchands de soie ^ Ils ne peuvent vendre aux étrangers les étoffes de ])ourpre de grande dimension •*, pas plus que certaines sortes d"hal)its h moins que ce ne soit pour leur usage personnel et encore, faut-il que les habits ainsi achetés par les hôtes de Constantinople aient été faits à Constantinople ^. Bien plus, lorsque les marchands eux-mêmes achètent ces

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