Livre du Préfet, vi, Sa
Ibid., S 3.
Ibid., S 4.
Ibid., S i5et 16, p. 33.
Ibid., VII, S I, p. 34.
Ibid., S 2.
Ibid., s 4.
Ibid., S 5 et 6, p. 35.
les prescriptions deviennent draconiennes car il s'agit d'empêcher la confection de ces manteaux et habits de pourpre, symbole du souverain pouvoir, dont l'usage était réservé à l'Empereur ' et qui se tissaient dans les ateliers impériaux. Les tisserands ne pouvaient confectionner que des soies où la pourpre s'unissait à des couleurs variées, et encore la dimension des étoffes était-elle rigoureusement fixée. Aussi le u liojAAwTTj; » impérial chargé de l'examen des marchandises et surtout de la yérification des mesures, le 0 a'-iorr^ç » ou inspecteur des ateliers de tissage ont-ils toujours le droit d'aller contnMer le travail et. à vouloir empêcher l'un quelconque de ces fonctionnaires d'accomplir son mandat, on risquait les verges et la tonsure-, comme on risquait sa main à essayer de vendre au dehors les étoffes fabriquées à Gonstantinople -^ Quant à la matière première, obligation était faite aux u siricarii » de l'acheter aux métaxopratai à Te^chision de tous autres commerçants étrangers ^ On le voit donc. L'industrie de la soie tenait à Byzance le haut de l'échelle commerciale et un protectionnisme à outrance commandait ce genre de marchandise.
11 n'en allait plus de même, heureusement, des autres genres d'étolTes. Le Lh're du Préfet nous apprend que le lin, le fil, les étoffes de toile, la lingerie, en un mot, a enait spécialement du Pont, du Strymoïi, de Kérasonte^ et que souvent les Bulgares eux-mêmes en importaient avec du miel *^, échangeant leurs produits contre ceux qu'ils trouvaient sur le marché, spécialement les vêtements de pourpre^. Toutes ces marchandises confectionnées à Byzance. se vendaient aux jours de foire sur la place. Il était interdit, en effet, aux u othoniopratai » de rendre en magasin ou d'étaler leurs tissus sur des tables. Comme les forains orientaux d'aujourd'hui, ils devaient porter leius marchandises sur le dos ^.
Après la soie, un des commerces les plus importants de Byzance était celui des parfums. Sur les bancs des parfumeurs