‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 373 sur 409 · Ibid., s · texte numérisé non relu

Ibid., s

ET LEMPIUE BYZANTIN Sqo

qui s'échelonnaient enliv la Chaleé et le Milliaire — le seul endroit où pouvaient se vendre les parfums parce qu'il convevail M ([u'ils enibauniassenl de bonne odeur l'image du Christ de la Chaleé et qu'ils donnassent un nouvel agrément aux palais impériaux ' » — les clients houvaient ces mille produits qui arrivaient spécialement par Trébizonte et le thème de Chaldée, de l'Orient musulman et de la Russie : le poivre, le cinname. l'aloès, l'ambre, le musc, l'encens, la myrrhe, le baume, l'hysope, etc '-. Et parce que ces matières venaient des terres arabes, Byzance eut grand soin d'exiger que les marchands ne restassent pas plus de trois mois en ville ^. Les parfumeurs, de leur côté, vu le grand usage des parfums, devaient acheter ce dont ils avaient besoin pour leur commerce immédiat et ne pas faire de grandes provisions pour ensuite hausser les prix d'une façon exagérée ^. A la parfumerie se rattache la fabrication de la cire et du savon," D'après le Livre du Préfet, ces produits jiaraissent avoir été surtout fabricfués à Byzance. Il y avait, entre autres, des fabriques de cire près'de Sainte-Sophie^. Des règlements de police fixaient la distance qui devait séparer les ateliers entre eux, sans doute à cause de la concurrence, mais peut-être plus encore à cause des dangers d'incendie que cette fabrication occasionnait. La preuve en est que des règlements analogues régissaient les boulangers « o>',à t^,v aJTtov £j-c7,7Tov jÀTiV'' ». Les matières qui servaient à fabriquer cire et savon se trouvaient sur place. Les marchands pouvaient acheter au dehors leurs produits, si cela leur convenait, mais comme ils avaient le droit de faire emplette dhuile, de cire, etc. dans les églises ", il est probable que le commerce avec le dehors ne devait pas être considérable.. Il faut noter qu'il était interdit de faire de la cire et du savon avec de la graisse d'animal^.

Le livre du Préfet nous donne enfin quelques renseignements curieux sur le petit commerce à Byzance. Sur toutes les places, dans toutes les rues, il y avait des boutiques d'épiciers (craAoa-

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