‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 384 sur 409 · Ihid., p. 98 et secj · texte numérisé non relu

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blement d'une façon symétrique de manière à orner loules les parties de l'édifice.

Mallieureusement. de toutes ces richesses artistiques il ne reste plus rien aujourd'hui et Gonstantinople ne possède plus une seule église datée avec certitude du règne de Basile. Pour trouver un monument de l'art religieux élevé à celle époque, c'est en Grèce qu'il faut aller, à deux heures et demie de Liwadhia, au village de Skripù '. L'église du petit couvent est, en eft'et. datée de 873 à S-z'j. \ ce moment, sous l'impulsion artistique donnée par la capitale, par suite de la conversion des peuples encore païens, après les dévastations iconoclastiques, l'empire, et spécialement la Grèce, se couvrirent de monastères et d'églises qui devinrent rapidement des centres de civilisation. Construites sur des hauteurs abruptes ou à l'entrée des gorges, solidement fortifiées pour résister aux attaques du dehors, ces (( saintes maisons » furent dès leur fondation le lieu de rendezvous des populations. C'est là qu'on venait prier, se réfugier en cas de danger, chercher aide et protection. Aussi, Basile, au lendemain de la querelle iconoclastique, à l'heure oii il rêvait de grouper autour de son trône tout l'Orient chrétien et d'inaugurer une grande politique religieuse et militaire, avait-il intérêt à ménager les moines, à les favoriser et à travailler à leur établissement. De là l'origine de la plupart des couvents du ix" siècle signalés en Grèce, comme celui de Pyrsos. fondé en Etoile par Théophane, ceux de Béotie fondés par Basile -. Actuellement, du couvent de Skripii il ne reste que l'église. Cet édifice d'assez modeste allure a cependant pour l'archéologue aussi bien que pour l'historien un grand intérêt. Les trois inscriptions qui en décorent l'intérieur nous apprennent que cette église fut construite entre 878 et 874 par le protospathaire Léon. Evidemment nous n'avons pas de renseignements précis sur ce personnage. Toutefois, l'une des trois inscriptions publiées par M. Slrzygowski donne en dernière ligne une curieuse indication. Léon était un « dunatos » possesseur du territoire d'Orchomène. Or, ce Léon^ protospathaire, assez riche pour construire une grande église, maître de ce pays

1. Pour tout ro qui suit, cf. Strzygowski. Inedila des Architektur und Plastik ans der Zeii Basilics 1. (Byz. Zeit., III, 189^. pp. 1-16, avec les planches).

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