‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 390 sur 409 · Millet, op. cit · texte numérisé non relu

Millet, op. cit

ET l'empire BYZAMI> ^| 1 5

Les arts graphiques ne furent pas la seule spécialité des artistes byzantins. Si la peinture et la miniature eurent un assez grand succès à Gonstantinople parce que, sans doute, elles furent des arts volontiers cultivés dans les cloîtres, nous savons assez, par les richesses de la cour impériale, que Torfèvrerie. la sculpture, le tissage eurent aussi un grand développement. Les ateliers de Gonstantinople. de Corinthe et d'ailleurs dont nous avons parlé, fabriquaient, au ix^ siècle, les « vêla » des grandes réceptions, les tapisseries historiées avec leurs lions affrontés ou fantastiques imités peut-être de la Perse et de l'art arabe, leurs oiseaux stylisés, leurs grands sujets représentant des chasses ou des courses *, les parements d'église comme ceux qui furent envoyés à Rome par Michel III, comme ceux qui servaient à S^'-Sophie et au Palais. La description des riches présents offerts à Nicolas I nous montre bien, en effet, quel art toujours un peu chargé, mais singulièrement riche, possédait alors Gonstantinople. Il y avait, entre autres choses, un tapis d'autel orné de bandes d'or et de pierres précieuses « d'une grandeur et d'une beauté merveilleuse, » dont les broderies racontaient l'histoire du Sauveur et représentaient les apôtres Pierre et Paul et autres, ainsi que des plantes et des roses 2.

L'orfèvrerie, de même, était artistiquement travaillée à Byzance. Au Palais impérial, tout était d'or : la table sur laquelle l'Empereur prenait ses repas, le siège sur lequel il s'asseyait, la vaisselle dans laquelle il mangeait 3. On a souvent raconté, à la suite de Liutprand, les merveilles d'art que décrit dans 1' « Antapodosis » l'évêque de Grémone. Il alla à la cour byzantine, en effet, à une époque particulièrement brillante, alors que sur le trône était assis un artiste habile, Gonstantin VII ; mais le récit de Liutprand ne doit pas faire oublier que ce luxe inouï était déjà connu au siècle précédent*. Au « velamen » qu'il envoyait au Pape, Michel III ajouta

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