VI KTLDE CRITIQUE DES SOURCES
une œuvre de grande importance se présente tout d'abord à nous : c'est la Vie de Basile que composa son petit fils, l'empereur Constantin VII K Ecrite entre 9/|5 et 969 -, par un homme qui fut surtout un souverain de cal^inet, car il fut historien, artiste, littérateur et point du tout soldat, elle a pour but de o-lorifier et de perpétuer rillustre et chère mémoire du fondateur de la maison macédonienne, de la disculper de tous les crimes qu'eu secret on lui imputait et de la donner comme une leçon vivante cl féconde en hérilage aux fulurs l'jn})ercurs qui naîtraient de son sang -K
Cetle vie nous est parvenue^, insérée à sa place chronologique, dans la coUectiondes ((biographies impériales» que composa au X'' siècle celui qui se fît le « continuateur de Théophane ». Elle se trouve au chapitre V. Mais il n'est pas nécessaire d'une longue et minutieuse étude pour s'apercevoir qu'elle n'est point de la même main que les autres (( Vies ». A la différence des notices qui l'encadrent, elle se présente à nous comme une œuvre littéraire complète qui ne relève ni de ce qui la précède ni de ce qui la suit. Elle a un exorde et une fin. elle contient des récits qui ont déjà été faits dans d'autres parties de la chronique, enfin, chose remarquable, son auteur se nomme, ce qui n'est le cas pour aucune des œuvres similaires qui l'accompagnent. Aussi cette vie a-t-elle un intérêt tout particulier. Par certains cotés, elle possède, évidemment, une valeur de premier ordre car son impérial auteur était en bien meilleure situation pour rappeler les faits et gestes de son grand-père que les simples historiens ou chroniqueurs. Il avait à son service les récits qui lui furent rapportés dès sop enfance, les tradi lions qu'il put trouver encore vivaces au Palais et malgré ses plaintes et ses regrets sur la pauvreté des archives et sur le peu de renseignements qu'il y trouva *, les actes olïîciels du règne qui devaient être nombreux. Mais aussi, et précisément pour toutes ces raisons, l'œuvre de Constantin Porphyrogenète, doit-elle être lue avec précaution, voire même avec défiance. Certes, il est bien renseigné, mais sa biographie esl un pané-
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