‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 5 sur 409 · Basil., cli. i. p · texte numérisé non relu

Basil., cli. i. p

/». Cf. HaiTibaud. o/>. cit., p. i'|i ol srq.

ETUnK CRITIOLE DES SOLUCES VII

oyriqiio. unelninnede louange à la gloire de son grand-père, peul-étre une réponse à d'autres biographies moins bienveillantes. Dès lors, il n'est pas étonnant qu'il voile certains faits, qui! e\j)lique de façon peu véridique certains autres c\ qu'il embellisse à plaisir les très réelles qualités de son aïeul. Sans parler des origines fabuleuses qu'il assigne à sa famille, qu'on cherche, par exemple, ce c[u'il dit des meurtres de Bardas et de Michel III et l'on verra que, d'après sa version, Basile ne fut coupable ni de l'un, ni de l'autre assassinat, qu'il n'y prit même qu'une part très indirecte, bien mieux qu'il chercha de tout son pouvoir à sauver la vie de son bienfaiteur. Qu'on cherche, de même, comment est racontée la très grave affaire du mariage de Basile et l'on trouvera qu'il n'est jamais fait mention de Alarie. première femme du futur empereur, jamais de son divorce et que, sous sa plume, Eudocie Ingerina devient une épouse accomplie, aussi belle que vertueuse, véritable mère de tous les enfants dont Basile dut se charger. Si un affreux mystère pèse sur les origines de la famille macédonienne, si les Empereurs qui un temps régnèrent sur Byzance eurent tous, pour père, un bâtard, ce sont là des questions sur lesquelles il ne faut pas aller chercher éclaircissements et solutions dans le récit de Constantin YII. L'auteur ne pose pas de semblables problèmes et ne paraît pas se douter que d'autres, autour de lui, les posaient pour les résoudre contre lui. — Ceci dit, il n'en reste pas moins que la Vie de Basile F' est un document de première valeur par les renseignements qu'elle fournit sur un grand nombre de questions, par les détails de tous ordres dont elle abonde, par le souci des choses administratives qu'elle manifeste, fait unique à cette époque S par la thèse enfin qu'elle soutient et qui permet aux historiens de contrcMer les récits qui sont parvenus par la plume des chroniqueurs.

II. Indépendamment de la « Vie de Basile », nous devons à l'activité littéraire et scientifique de Constantin YII deux autres ouvrages d'histoire : le Livre des Thèmes et celui de V Administration de l'Empire. Certes, on a beaucoup médit de ces deux documents. — du premier surtout — et les historiens qui les ont étudiés, déçus dans leur attente, trompés par ce que, les tilies semblaient leur promettre, se sont vengés en critiquant

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