B; LETTRES AUX SOUVERAINS ARABES
Khalife de Bagdad.
La formule adressée au khalife de Bagdad était très solennelle. Elle se composait de deux adresses, l'une extérieure, l'autre intérieure. Au khalife de Bagdad, appartenait le titre de (( TTpwToo-ûtjiêouXo^ » et vraisemblablement, tant parce que chef de la famille arabe que parce que voisin redoutable de l'Empire, les Basileis avaient pour lui de particuliers égards. « Tw jjLîya- A07:p£7i£a-TàTW c'jycVîorTàTG) xal 7:£p',êA£7rT(o (6 oeiva) TrptoTOT'jijLêo'JAco xal oiaTaxTOC!. twv. 'AvaoY,vtôv aTzo (6 oîlva xal 6 Oîlva) Ttov -'.o-Ttov a'JTOxoaTOGOJV Auvo-jcTtov uLîvaAtov SaTt-Ascov 'Pwuiaûov. — Puis à
t I » tir i
rintérieur : (6 ov.vy, xal 6 oslva) 7:!.ttoI £V Xp'.o-Tto tw Hîw a-JTOxpà- Tops; Auvo-jo-TO', jjLîyaAo', j^ao-'.Aîl; PtoijLauoy tw jjLcyaAOTrpîTZîTTàTW S'jvîVcO-TaTW xal TZcpiêAsTTTW (6 oîlva) TrpcoToa-'j'JLêo'jAto xal o'.aTaxTop!. Tcov 'AyapT,v(i)v. »
Bulle d'or « TcTpxToXoia ».
Khalife (( em//* » d'Afrique.
(( ('0 otlva, xal 6 Oîlva) tilo-toI £v Xp',a-:w tw (-)£(i) a'jTOxpàTOp£^ A'jyoja-TO'- aîviAo', jîiaTiAcî.; PcjjjLauov, 7:p6^ tov evoo^OTaTOV xal £'jy£V£a-- Ta.TOv £ÇG'ja-'.aa-rV'' tcov Mo'Jto'jAt.jjiltwv. » Bulle d'or «. oiîoXoia ».
« Emir )> d'Egypte.
« ('0 o£lva xal 6 Oclva) £v XpiTTo^ £'ja-£ê£l; a'JTOxpàTop£^ uLîyaAo', •j'i/r,Aol A'jyo'jcTO'. ^aa-',A£l; Ptojjiauov, Tipo^ tov T.yûc-Y.uivov Y,acôv
CpÎAOV TGV £'jy£V£aTaTOV 'Au.Y,pâv AlyjTTtO'J. »
Sous Conslantin et Romain on apposa une bulle de quatorze « £;i-;".a », plus tard on mît une bulle « TSTpaTOAoîa ».
C) LETTRES AUX SOUVERAINS d'aRMÉ.ME
Deux de ces souverains avaient le titre d'apyiov tcov àpyovTcov*. Aussi la chancellerie leur adressait-elle ses lettres avec une formule spéciale. C'était rarchonte des archontes de la
I. Le prince des princes de l'Arménie avait celle dignité depuis 809.
ET t/ EMPIRE BYZANTIN 43 I
grande Arménie et l'archonte des archontes de Yaspouracan (Ba7-asaxàv). Le premier reçoit, en outre, un titre spécial : t( KojvTTavTV/oç xal 'Ptouavoç, tcittoI £v X^ttÙ) tw Bîw a-JTOXcàTOOîç A'jvo'JTTGL asvaAO', SaTiAî^ç Ptomaîtov, 71:^0;; (6 Oîlva) tov t.zzv^'X'À'J- '~,':tr.Vé — stjTOv Tr,ç uL£"à).T,ç AouîV'laç xal 7ry£;'j'JLaT'//.ov r.uwv tsxvov ». L'autre n'obtient qu'une adresse plus brève : u ... 7:po^ (6 Ociva) TGV TzîG'.cpavio-TaTOv àpyovTa to)v àpyôvTtov. » Tous deux ont une bulle d'or « Tp',ToAo'la ».
En outre sept princes arméniens, vassaux de l'Empire, sont en relations avec Byzance. A tous la Chancellerie consacre la même adresse : (( KlAc-ja-u sx twv cp',Aoy p'la-:(ov oîo-totwv ttoo^ tov (6 oîlva) àpyovTa tojoc. » Ces princes sont les archontes de Kogovit (Koxoê'lT), de Dâron (Taot.V), de Moex (Mtosç), d'Autzoun (A'jT^Iav), de Siounie (-jv/;), de Vetzor (Ba'.TvWo, peut-être Sisagan), de Khatchen (XaT^UvY,^). Enfin à ces archontes d'Arménie il faut peut-être rattacher les trois archontes a twv ïscêoTî-wv » ou Serbotes qui recevaient la même suscription.
D LETTRES AUX SOUVERAINS d'ibÉRIE
Comme les souverains d'Arménie les souverains d'Ibérie étaient vassaux de l'Empire. Ils avaient à leur tête le Curopalate d'Ibérie, personnage de marque à la cour de Byzance. A ce titre les lettres qui lui étaient adressées étaient scellées d'une bulle (( o'.ToAoia », mais aussi parce que davantage sous la dépendance du Basileus qui lui avait conféré, à titre honorifique, une des plus hautes dignités du palais, la suscription qu'il recevait était ainsi libellée : u Kéaîjt'.; £x twv cpiAoyp'la-- Ttov OcTTOTcôv TTOo; (6 oîlva) TGV ÈvOoEoTaTOv xo'jpoTcaXaT/jV », tandis que les quatre princes soumis à sa juridiction, les archontes de Bsp'.aa-ày , de KapvaTa-A-c, de Kojsa et d'AT^apà n'avaient droit qu'à une formule plus simple : c KsAîja-'.; sx twv cpiAoyp'lcxTwv oîo-TGTcTjv (6 oîlva). »