Thcoph. Cont., Vif. Basil., ch. xi, p. a/ji
8. (iclzcr. -Vbriss., p. 970 Fvruinbaclior. HergcMirotlier, Plmtias. t. 3'|i. '1. ilorlzborg. op. cil., p. i.Sli. \iisilj<'\. I, p. Hi."».
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s'emparer de quelques places fortes, d'îles et de côles surtout, pour couper les communications de l'ennemi et le refouler sur ses terres tout en protégeant les rivages chrétiens. C'est ce qu'essaya de faire Byzance. Sous Théodoia, la première préoccupation du gouvernement fut d'attaquer un des points stratégiques les plus importants, l'île de Crête, en 8^3. que les Arabes possédaient depuis le règne de Alichel II *. Malheureusement, comme cela n'arriva que trop souvent à Byzance, au cours de son histoire, Théoctistos. réunissant en ses mains les pouvoirs civils et militaires, voulut aller lui-même combattre les Sarrasins et ce fut la cause d'une épouvantable défaite. Les Arabes, au dire des chroniqueurs, n'étaient point prêts à la guerre. Us n'imaginèrent donc rien de mieux que de répandre, avec beaucoup de présents, de fausses nouvelles de Constantinople. On disait qu'une révolution avait éclaté, qu'un général avait pi'is en mains le pouvoir, que Théodora abandonnait son logothète. Bref. Théoctistos prit peur et rentra à Byzance pendant que les Sarrasins accomplissaient leurs ravages habituels -.
A l'est, les choses n'allèrent guère mieux. La première ou la seconde année de la régente, probablement en S\'2, une grande llotle sarrasine vouhit aller attaquer Conslanlinople sous le commandement d'Abu Dinar -^ Elle n'eut que le temps d'arriver à destination, t n orage la dispersa et elle alla misérablement échouer au promonloire des Kibyrrhéotes, à Chelidonia *. C'était là un accident. Sur terre, l'émir de Mélitène. uni déjà probablement aux Pauliciens, persécutés par Théodora, fut plus heureux. Théoctistos qui avait voulu de nouveau commander les troupes impériales se laissa battre à Mauropotamos ^, ce qui amena léloignement de Bardas qui lui avait amèrement reproché son échec, mais point la soumission des armées sarrasines (844).
Au nord, l'Empire a^ait affaire aux Bulgares et aux Slaves de toutes contrées. Sous les règnes précédents, les Bulgares avaient profondément troublé les frontières, ravagé, pillé et emmené captives sur les bords du Danube de nombreuses popu-