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lations byzantines. De ce côté, Andrinople, comme aux iv*^ et v'^ siècles, était le centre des opérations de l'une et Fautre armée. Dès le début de la régence de Tliéodora, les Bulgares recommencèrent leurs incursions en Thrace et Macédoine *. Quelques chroniqueurs racontent même qu'ils envoyèrent à Constantinople des ambassadeurs pour déclarer ofTiciellement la guerre à Tliéodora, ayant appris qu'une femme avait succédé à Théophile -. Quoiqu'il en soit de ce fait et des belles réponses qu'on attiibuc à l'Impératrice, Tliéodora envoya une armée châtier les rebelles. La chronique dite de Syméon Magister laisse entendre que cette répression eut lieu a ers la fin de la régence '^ et c'est probable car. vaincus et soumis à un lourd impôt *, ils ne tardèrent pas à s'adresser à Michel III qui mit fin pour un temps à leurs guerres incessantes.
Enfin il y avait l'Occident. Comme l'Empire byzantin, l'Italie et la France étaient dans une mauvaise passe. La mort de Louis le Pieux avait excité toutes les convoitises de ses fils qui ne songeaient qu'à se tailler des royaumes dans l'empire paternel et point du tout à continuer l'œuvre de leurs deux aïeux. La grande croisade proposée contre les Sarrasins par Théophile à Louis n'avait aucun attrait pour les nouveaux souverains et de 8/^2 à 867 toute relation entre les deux cours semble interrompue '\ En Italie, la division et l'anarchie étaient à leur comble. Le Pape commandait à Rome, des ducs à Bénévcnt, des consuls et des évêques à Naples. Les villes de la grande (irècc : Amalfi, Gaèle, luttaient péniblement ainsi que la Calabre contre les invasions des Sarrasins, tandis qu'au-dessus de toutes ces principautés et de ces dissensions intérieures la grande et malheureuse figure de Louis II cherche à faire reconnaître sa ])récaire autorité. Deux fois, il entre à Bénévcnt el. malgré d'importants succès contre les Arabes, il ne peut les déloger de Bari et de l'Italie. Dans de telles conditions que pouvait Byzance pour faire respecter son autorité de suzeraine ? Elle ainail dn. lout à la fois, combîdli'e Louis IL les cili's auto-
I. (ienr":. Moine, io4^ ; Loon (Jraniin., i()()8. 9.. Ceclrenus, io36; Genesios, iioo; Syni. Mag., \.\i, 7*5. 3. Syni. Mag., xir, 717 et \\i, 725. En tous cas elle eut lieu après la mort de Méthode qui mourut le i'» juin 847. 'i. Léon (Iramm., 1068.
'). (lasquol, L'Enipirr by:. el la moiitirrhic J'nuniuc, p. 3^8.
nomes de la côle, les Sarrasins. C'en était trop pour une femme aux prises, elle aussi, avec de graves difficultés. Il fallait attendre, pour renouer, entre Byzance et l'Occident, des rapports diplomatiques qui puissent avoir quelques conséquences pratiques, la venue d'un homme assez fort pour lutter avec succès à l'est et à l'ouest, sur terre et sur mer. Basile P' essaya d'être celui-là.
C'est alors que Théodora dut abandonner le pouvoir à sou iîls Michel. L'assassinat de Théoctistos lui signifiait son renvoi. Elle pouvait, du reste, s'en aller fière de son œuvre et si l'avenir lui paraissait chargé d'orages et de luttes sanglantes, si elle devinait que la prédiction de la vieille sorcière sarrasine à Théophile ^, pourrait bien un jour se réaliser en faveur d'un nouveau venu à sa cour, homme de basse naissance, mais de grande volonté : Basile, elle se rendait le juste témoignage qu'elle laissait l'Empire fort et riche à l'intérieur, respecté au dehors et que les succès futurs des armes byzantines lui devraient quelque reconnaissance par F habileté que son gouvernement avait su mettre à les préparer.