Vit. Basil., \iv
3. Syin. Ma<r., xiii, 7Î0; Coiil. do (ieorg. Moiiio. io'|8; Léon Gramm., 1069.
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se dcbaiidèreiiliMpidemcnt, effrayés par cette subite iiTiiplion. Basile portait, suivant sa dignité, le bâton de l'Empereur. Dès qu'il vit le désarroi général, il se précipita sur la béte et armé du u caêoojxiov n impérial il lui fracassa la tête, aux grands applaudissements de l'assistance '. Il n'en fallait pas tant à Michel pour s'amouracher d'un homme, alors dans toute la force de rûge ! Aussi est-ce bien probablement la crainte de voir Basile trop puissant auprès de l'Empereur, grâce à ses qualités physiques, plutôt que l'idée d'être, un jour, supplanté par lui. qui fit dire à Bardas un de ces mots qu'on trouve généralement après coup, mais qui expriment toutefois assez exactement la pensée du moment : u Je crois bien que cet homme sera la ruine de toute notre race 2. » Et cela est si vrai que, quelques jours plus tard, Michel en présentant son nouveau protégé à sa mère ne trouva rien de mieux à lui répondre pour calmer ses alarmes — car elle aussi eut la même pensée que Bardas et crut reconnaître en lui, disent les chroniqueurs, le successeur de son fils, l'homme prédit à 7'héophile — que ces simples et stupéfiantes paroles qui dépeignent celui qui les prononce : « Vous augurez mal de cet homme, ma mère ; c'est un simple et un ignorant Iouoty,^ xal Travj àcp£A-/-ç. mais il est d'une force prodigieuse -K »
Quoiqu'il en soit de ces histoires de chroniqueurs, un fait paraît se dégager pourtant avec certitude : c'est que, d'une part, Basile sut prendre assez vite un ascendant de plus en plus considérable sur l'Empereur et que de l'autre. Bardas, dès l'origine manifesta à son égard les sentiments peu tendres que le temps ne devait guère modifier^.
Tandis donc que Basile, dans ses obscures fonctions, préparait sa fortune à venir et s'attachait à l'Empereur, l'accompagnant, comme c'était sa fonction, dans ses plaisirs du cirque et souriant, en y prêtant la main., à ses honteuses passions^, Bardas gouvernait en son nom propre l'Empire byzantin. Fatale dualité qui allait admirablement servir le rusé Macédonien !
Le premier soin de Bardas fut, naturellement, de se débarrasser