‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 73 sur 409 · Vit. Ignat., p · texte numérisé non relu

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aflaires, la volonté de fer. un pou aussi la ruse et l'hypocrisie (les aflaires religieuses de son règne le prouveront). De la Slavie, cette âme fuyante, si difTicile à analyser où les plus étranges contrastes se heurtent et se froissent, faite de douceur, d'idéal, de honte, de religion avec de suhits retours à la violence, à la cruauté; à la hasse immoralité. De Byzance enfin le goût du grand, du heau, Tamour de la science et de la civilisation, l'esprit de conquête qui l'anima aussi hien dans ses guerres que dans sa politique d'expansion religieuse, l'esprit d'autorité et de gouvernement enfin qui en firent un des plus grands et des plus complets souverains du Moyen-Age hyzantin.

Tous ces éléments divers, nous les retrouvons dans son caractère d'une part, dans l'idée qu'il se fit du i)Ouvoir impérial de l'autre. Qu'esl-ce donc que l'Empereur dans la pensée de Basile ?

Jusqu'à son dernier jour, Byzance garda intact, comme un héritage du passé, la conception païenne que Rome lui avait léguée du pouvoir impérial. Le Christianisme, tout vainqueur qu'il fût, n'aniva pas à détruire l'idée qu'on se faisait de l'Empereur : dieu vivant qui prend place à sa mort par l'apothéose parmi les divinités qu'on adore. 11 ne put que la modifier, la transposer, l'adapter à la foi nouvelle qu'il prêchait. Si l'Empereur n'est plus un dieu, c'est du moins un homme si haut placé sur l'échelle des êtres, qu'au-dessus de lui il n'y a que Dieu seul. Il détient en ses mains le pouvoir politique comme l'autorité religieuse et sa mission sur terre consiste à faire respecter la foi chrétienne aussi hien que la loi de l'Empire. 11 est au-dessus de toute loi car la loi n'est que l'expression de sa propre volonté et Dieu seul peut lui demander compte des actes qu'il commet. — Cette concei)tion fut celle de Constantin comme de Justinien et c'est par ce dernier qu'elle s'est transmise aux Empereurs hyzantins. Basile 1' la reprit à son tour, mais pour la préciser et surtout en dégager les ohligations qui par là incomhent à tout véritahle souverain. « Personne n'est sur terre au-dessus de l'Empereur, écrit-il à son fils, et personne ne te peut commander ; mais au ciel, tu as toi-même un roi : et. de même que Dieu a soin de toute chose, ainsi loi. tu ne dois rien négliger ^ car l'Empereur est responsahle devant Dieu des

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