‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 72 sur 409 · Mcétas de Bysancc, Refutatio, p · texte numérisé non relu

Mcétas de Bysancc, Refutatio, p

3. Vil. Basil., xviii, 257; xlv, 293. Sym. Mag., Il, 719; Brink., Anonyni., 190 et scq.

'4. Vil. S. Eiithym., cli. vu, S 8, |). ii8 129.

ô. I.éon Cîramiii., 1092 ; 1/7. UdsiL, cli. c, |). 'M)^.

KT L EMPIKE BYZANTIN t) I

])our sa sœur Thecla il fui cruju' ii<jiLieiii' inouïe ', vl. siin^ trop approfondir la chose, il envoya en exil Nieelas qu'on disait amoureux de l'impératrice 2. Ses meilleurs serviteurs pouvaient toujours craindre quelque revirement dans son amitié el un liagiof>raphe anonyme, habitué de la cour, ami de la famille de sainte Tliéopliano. nous montre bien, à propos de la démarche qu'essaya de faire auprès de Basile, Stylianos Zaoulzès. son protospathaire, pour la délivrance de Léon, la lerreur qui régiiiail autour de l'Empereur ^. Il faut dire, cependant à sa décharge, c[u'au lerme de sa vie, il ne fut peut-être ])lus entièrement responsable de tous ses actes. La mort de son fils aîné. Constantin, lui donna un coup dont il ne se releva pas et les agissements de Saidabarenos semblent bien avoir, plus ou moins, égaré sa raison. Alors, tandis qu'il s'adonnait à la magie et devenait par sa crédulité même le jouet du moine intrigant, il se faisait vindicatif, cruel, soupçonneux ^ N'est-ce pas lui qui ordonnait d'enfermer le phargan qui l'avait sauvé lors de la dernière chasse qui précéda sa mort, bien que sans le courage de cet homme il eût été perdu ^ ? Léon le Grammairien dit positivement que Basile devint fou. u 0',à t6 cpO.Tpov OTTîp zlç a'JTov slysv £77Ààva". » Aussi Nicetas Davi<lqui écrivit vraisemblablement peu après la mort de Basile, ayant en mémoire les dernières années de la vie du grand Empereur comme sous les yevix les résultats de sa politique religieuse, ne se gêne-t-il pas pour en dire tout autant et ajouter même qu'il était na'if. léger, vaniteux'', jugement injuste car on n'apprécie pas tout un règne d'après quelques années de vieillesse et d'affaiblissement mental.

En réalité, Basile était merveilleusement souple, intelligent et énergique. D'instinct, il voyait le but à atleindre. la route à suivre et. sans hésiter, quelque gi'andes que pussent être les dilïicultés. il allait de l'avant. En lui s'unissaient à un très haut degré les qualités et les défauts des trois races dont il élait issu. De rVrménie, il tenait l'habileté, le sens pratique des

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